« Pas des Bisounours en 2022 » : les Macronistes s’échauffent, un proche du président explique

À l’approche de la présidentielle, le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal s’attèle à défendre le président, en s’en prenant aux oppositions, décrypte Le Parisien ce vendredi 4 juin.

À un an de la présidentielle, la Macronie se met en marche. Et un personnage de l’État joue un rôle-clé dans le dispositif de communication du président : Gabriel Attal. Le porte-parole du gouvernement est omniprésent sur les plateaux de télévision pour défendre le bilan d’Emmanuel Macron. Au point de devenir le “Monsieur riposte du gouvernement”, comme le décrypte Le Parisien ce vendredi 4 juin. Pour le jeune secrétaire d’État, Marine Le Pen est “en toupie”, Xavier Bertrand est “fébrile”, Jean-Luc Mélenchon a “perdu sa boussole républicaine”... D’après un proche du président, sondé par le journal, “il ne faut pas que la bienveillance qui nous a caractérisés en 2017 fasse de nous des Bisounours en 2022“.

Si les Macronistes se préparent pour la campagne de mai 2017, le principal intéressé ne s’est pas encore porté officiellement candidat à sa propre succession. “Les oppositions vont dire que le chef de l’État est déjà en campagne, avec le début de son tour de France dans le Lot, prédit un conseiller, dans les colonnes du Parisien, alors qu’Emmanuel Macron s’est lancé dans un marathon à travers le pays. Au cours de son déplacement dans ce département du Sud-Ouest, le chef de l’État s’est d’ailleurs exprimé sur son éventuelle candidature à la prochaine présidentielle. Flou sur ses intentions, le locataire de l’Élysée a balayé la question, lors d’une table ronde avec des retraités à Martel, ce jeudi 3 juin. “C’est trop tôt pour le dire”, a-t-il répondu, tout en affirmait devoir “prendre le pouls du pays même quand on n’est pas en campagne”.

Macron, président des riches ? Il “s’en fout”

Candidat ou non, Emmanuel Macron s’est en tout cas engagé dans un périple aux quatre coins de l’hexagone pour reconquérir les Français, marqués par un an d’épidémie. Durant les prochaines semaines, le chef de l’État effectuera deux visites hebdomadaires dans les territoires. L’occasion pour le président de s’offrir des bains de foule, tout en montrant une image proche de ses concitoyens, à rebours de sa réputation de “président des riches” qui lui colle à la peau. “On m’a dit ‘Le président des riches’. Je m’en fous !”, a-t-il répliqué, dans le Lot, tout en martelant qu’il faut “produire des richesses pour redistribuer”.

Article écrit avec la collaboration de 6Medias.

Crédits photos : PATRICK BERNARD / BESTIMAGE

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