“Pourquoi il est encore là ?” : Elizabeth Borne prise à partie sur Damien Abad

En déplacement dans le Calvados pour sa campagne législative ce mercredi 15 juin, Élisabeth Borne a été interpellée au sujet de Damien Abad. Le ministre des Solidarités est accusé de viols par trois femmes. Selon BFMTV, une militante de la Nupes a demandé la Première ministre « Pourquoi il est encore là ?« 

A propos de


  1. Elisabeth Borne


  2. Damien Abad


  3. Emmanuel Macron

L’égalité homme-femme est la grande cause des quinquennats d’Emmanuel Macron. Toutefois, présomption d’innocence oblige, Damien Abad n’a pas été obligé à démissionner malgré les trois accusations de viols qui l’accablent. Ce mercredi 15 juin, Elisabeth Borne a été interpellée par une militante de la Nouvelle union populaire, écologique et solidaire (Nupes) à cet égard. Selon BFMTV, elle a d’abord rappelé à la Première ministre qu‘il est dérangeant « qu’un homme utilise sa stature pour avoir des faveurs« . Avant de lui lancer : « Pourquoi est-il encore là ? » En déplacement dans le Calvados (Normandie) pour sa campagne législative, la locataire de la rue de Varenne a déclaré : »Moi je ne suis pas juge. Les enquêtes, c’est la Justice qui les fait.« 

Une défense que n’a pas accepté son interlocutrice, qui a affirmé qu’elle « ne sent pas en sécurité en tant que femme » en sachant « cet homme en haut de notre pays« . La femme a également refusé les justifications d’Élisabeth Borne, qui arguait que « c’est un sujet que l’on ne règle pas du jour au lendemain« . Une déclaration à laquelle la militante a opposé une réponse lapidaire. « Soyez irréprochable déjà dans les personnes qui vous représentent, c’est-à-dire les députés et les ministres. » Accusé de viols par deux femmes au lendemain de sa nomination lundi 20 mai, Damien Abad est visé par une nouvelle dénonciation depuis ce mardi 14 juin. Il dément ces allégations.

Une jeune fille pose la même question à Emmanuel Macron

Le jeudi 9 juin, une lycéenne avait posé une question similaire au président de la République. « Vous mettez à la tête de l’État des hommes qui sont accusés de viol et de violences pour les femmes, pourquoi ? », avait lancé la jeune femme à Emmanuel Macron. « Vous ne comprenez pas », lui avait répondu le chef de l’État. Vingt-quatre heures plus tard, elle a reçu la visite de la gendarmerie dans sa salle de classe. Selon la commandante Laura Barbuto, ce déplacement aurait été motivé par des propos tenus par la jeune fille. En discutant avec le président, elle avait en effet déclaré avoir été victime d’attouchements dans le métro. « On s’inquiétait que (la jeune femme, N.D.L.R.) puisse avoir été victime et qu’elle n’ait pas pu porter plainte », a confié la militaire au Parisien pour justifier cette intervention. Les forces de l’ordre ont présenté leurs excuses pour cette opération. Ils ont notamment publié un communiqué, où ils admettent qu’ils ont « été maladroits« .

Crédits photos : Stephane Lemouton / Bestimage

Autour de

Source: Lire L’Article Complet