Pourquoi les services secrets avaient surnommé Melania Trump "Raiponce"

Dans son livre I’ll Take Your Questions Now, à paraître le 5 octobre, Stephanie Grisham, jadis cheffe de cabinet de l’ex-First Lady, évoque le surnom attribué par les services secrets à l’épouse de Donald Trump.

Melania Trump était-elle prisonnière de sa tour d’ivoire ? C’est ce qu’affirme Stephanie Grisham, autrefois cheffe de cabinet de l’ex-première dame américaine. Dans son livre I’ll Take Your Questions Now (Je vais répondre à vos questions à présent), à paraître le 5 octobre à l’international (Harper Editions), celle qui fut aussi attachée de presse de Donald Trump revient sur ses années au service de la First Lady. Elle évoque notamment le surnom attribué par les services secrets à la mère de Barron Trump, comme l’a révélé le Washington Post, le mardi 28 septembre. Un sobriquet inspiré d’un célèbre conte de fées. Les agents de sécurité l’appelaient en effet «Raiponce» – en référence à la princesse à la longue chevelure, prisonnière de sa tour -, car l’épouse du président quittait rarement la Maison-Blanche. Au point que certains d’entre eux demandaient à être affectés à son service, afin de pouvoir passer plus de temps avec leurs familles.

Melania Trump demeurait en effet avec son fils et ses parents Viktor et Amalija Knavs, qu’elle faisait venir régulièrement à Washington. L’ancienne mannequin travaillait aussi sur ses albums photos, explique Stephanie Grisham dans son ouvrage. Durant la pandémie, elle aurait même passé deux heures à reconstituer la cérémonie d’inauguration de son pavillon de tennis, en rejouant la scène du ruban découpé afin d’en obtenir de meilleurs clichés.

Stormy Daniels et le militaire

L’ancienne porte-parole relate également comment l’ex-First Lady a pris le parti d’«humilier son époux» après la révélation de sa liaison avec l’actrice porno Stormy Daniels. Pour le premier discours de Donald Trump sur l’état de l’union, Melania Trump est ainsi arrivée au bras d’un militaire «à l’allure séduisante», sélectionné par son assistante, car le sol était selon elle «trop glissant». Ce qui n’était, selon Stephanie Grisham, qu’un prétexte pour embarrasser son mari. «J’ai ri intérieurement car je l’avais vue parcourir des routes boueuses en talons», ajoute-t-elle.

En vidéo, Melania Trump rayonnante et décontractée à son arrivée en Floride

À écouter : le podcast de la rédaction

« L’homme de la musique »

L’ancienne assistante se remémore également le scandale provoqué par la veste de Melania Trump. En juin 2018, lors d’une visite officielle auprès des enfants sans-papiers, l’ex-première dame arborait en effet un vêtement au message singulier : «Je m’en fiche complètement, et vous ?» Un choix qui n’avait rien de politique, aurait soutenu Melania Trump à sa cheffe de cabinet. Mais à la suite de cet incident diplomatique, Donald Trump aurait convoqué son épouse dans le Bureau ovale et ce, pour la première fois. Il lui aurait crié dessus et demandé, en jurant, pourquoi elle s’était comportée de la sorte. Avant d’opter pour une explication de son cru : ce message s’adressait en réalité aux médias «fake news».

Sur une note plus légère, Stephanie Grisham raconte, selon le New York Times, comment l’entourage de Donald Trump aurait désigné un officiel de la Maison-Blanche, surnommé «l’homme de la musique». Sa mission : diffuser les chansons préférées du président afin de l’aider à se calmer lorsque celui-ci était sur le point de piquer une crise de nerfs.

Remarques déplacées

L’ancienne cheffe de cabinet évoque par ailleurs l’inconduite sexuelle présumée de ce dernier. Elle affirme ainsi que l’ex-président était «obsédé» par une attachée de presse, dont elle ne cite pas le nom. Le chef d’État aurait, à l’époque, demandé constamment où était la jeune femme, et aurait exigé qu’elle soit conduite dans sa cabine de l’Air Force One pour qu’il puisse «regarder son derrière». L’ancien dirigeant se serait tout aussi mal comporté avec Stephanie Grisham elle-même. Il l’aurait un jour convoquée dans sa cabine, afin de lui assurer que son pénis n’était pas petit ou «en forme de champignon», comme le prétendait Stormy Daniels. Donald Trump aurait également demandé au petit ami de son attachée de presse si elle était douée au lit.

Stephanie Grisham ne démissionnera pourtant qu’en janvier 2021, indignée par l’attaque menée par les partisans de Donald Trump contre le Capitole, le 6 janvier. Avant de prendre la plume pour révéler l’envers du décor dans un ouvrage qui fait d’ores et déjà couler beaucoup d’encre.

Source: Lire L’Article Complet