"Qu'ai-je fait de mal ?" : les déchirantes confessions de Christine Kelly sur sa vie avec deux gardes du corps

Christine Kelly s’est confiée dans les colonnes du Parisien mercredi 8 juin 2022, à l’occasion de la sortie de son livre, Libertés sans expression, à paraître le jeudi 9 juin 2022. Présentatrice de Face à l’info, sur CNews, elle s’est confiée sur les menaces de mort dont elle a fait l’objet, et sur sa nouvelle vie… avec deux gardes du corps.

  • Christine Kelly

Entre le 2 octobre 2020 et le 19 novembre 2021, Christine Kelly, présentatrice de l’émission Face à l’info diffusée sur CNews, avait été la cible de menaces de mort. La jeune maman d’une petite fille avait reçu par e-mail : « Le couperet tombera immanquablement sur votre tête bien faite« , et « votre tête tombera comme une ardoise un soir d’orage », comme l’avait rapporté Le Parisien, le 25 novembre 2021. La journaliste avait pris la parole en public, le 18 novembre 2021, pour y répondre. « La volonté de me voir décapitée, la détermination de me l’envoyer par mail ne changera rien aux idées des uns et des autres. Chacun reste libre. Avec ou sans moi« , avait-elle déclaré sur Twitter, avant de déposer plainte contre X. L’ancienne membre du CSA, qui fut également l’une des chroniqueuses de Cyril Hanouna sur C8, sort un livre jeudi 9 juin 2022, Libertés sans expression, aux éditions Cherche Midi. Sa vie privée a beaucoup changé à la suite de ces menaces : elle ne sort plus sans deux gardes du corps. « C’est un changement absolument majeur, a-t-elle observé dans les colonnes du Parisien, mercredi 8 juin 2022. Il faut que cela interroge. Au nom de quoi suis-je protégée ? J’ai juste fait mon métier de journaliste. Personne ne connaît mes opinions politiques. Pas même ma fille« , s’est-elle expliquée. « En réalité, qu’ai-je fait de mal ? »

Se déplacer avec deux gardes du corps ? Une « liberté sans expression »

Un mal qu’elle considère comme nécessaire pour « aller partout », comme elle l’a précisé. « Avant, je réfléchissais beaucoup à chaque déplacement, j’essayais aussi de me coiffer différemment pour ne pas être reconnue, a-t-elle décrit. Toutefois, c’est une liberté sans expression. Je ne suis jamais seule. C’est tout un paradoxe. Aujourd’hui, on est obligé de s’excuser d’être neutre. » Originaire de Guadeloupe, elle refuse qu’on associe son aspect physique à son travail. « Quand j’ai démarré à LCI en 2000, je ne voulais faire de ma couleur de peau ni un drapeau, ni un fardeau. Aujourd’hui, on vous incite à faire l’un ou l’autre », a-t-elle lâché. « Me renvoyer systématiquement à mon apparence physique me gêne. Je chéris mon identité mais je veux avancer en tant que Christine Kelly, pas avec mon identité raciale. » Et d’ajouter : « On peut prendre son destin en main : je suis noire, et alors ? »

Source: Lire L’Article Complet