Qui est Alexandra Henrion-Caude, généticienne et figure des anti-vaccins?

Ancienne directrice de recherche à l’INSERM, cette généticienne de 52 ans est devenue la voix des anti-vaccins, sur les plateaux télé et en tête des manifestations.

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C’est ce qui s’appelle un virage à 360 degrés. Alexandra Henrion-Caude fait partie, aux côtés de Francis Lalanne ou de Jean-Marie Bigard, des opposants farouches à la vaccination contre la covid 19. Au premier rang des manifestations, cette femme de 52 ans multiplie les prises de parole pour dénoncer, selon elle, le complot des laboratoires pharmaceutiques Pfizer et Moderna qu’elle accuse de vouloir “nous modifier génétiquement”. A l’Inserm où elle fut généticienne et a notamment travaillé sous la direction du généticien Axel Kahn, le malaise est réel. Comme le rapporte Le Monde, l’institution tient à préciser que Mme Henrion-Caude est “à la retraite depuis août 2019. Elle n’est pas chercheuse émérite de l’Inserm et nous n’avons plus de liens (…) avec cette ancienne collaboratrice. En conséquence, elle ne peut aujourd’hui que s’exprimer en son nom propre”. En effet, elle vit depuis 2017 à l’île Maurice où elle a fondé, avec son mari, un laboratoire dont le but est “d’établir le lien, qui fait actuellement défaut entre la médecine traditionnelle et la science innovante”, précise la page de présentation du site internet.

Elle affirme que les écouvillons des PCR font passer des nanoparticules dans le cerveau

Ses convictions ont évolué au cours des derniers mois. Au début de la pandémie, Alexandra Henrion-Caude se dit favorable au port du masque et au confinement, pour enrayer le développement de la maladie. L’été dernier, elle fait part de son scepticisme sur la mise au point d’un vaccin et soutient le professeur Raoult qui affirme alors que la covid 19 se combat par l’hydoxychloroquine. C’est durant une interview fin juillet dernier, accordée à la WebTV d’extrême droite TV Libertés, précise Le Monde, que sa position bascule sensiblement. Elle y dénonce des vaccins forcés en Afrique du Sud, des conflits d’intérêts avec les laboratoires…Les arguments complotistes sont en place. Le web fera le reste. La vidéo est vue et partagée des millions de fois sur la Toile, offrant à son auteure une subite notoriété. Dans d’autres prises de paroles, elle explique doctement que les écouvillons utilisés pour pratiquer les tests PCR servent à introduire des nanoparticules au niveau du cerveau. En janvier dernier, elle participait à une manifestation contre la “coronafolie” organisée par l’ancien RN Florian Philippot devant le ministère de la Santé.

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