Ségolène Royal écartée de l’antenne de BFMTV après ses propos sur les crimes de guerre en Ukraine

Ségolène Royal a été écartée de l’antenne de BFMTV, comme l’a expliqué Marc-Olivier Fogiel dans C médiatique ce dimanche 11 septembre sur France 5. Elle avait remis en question les crimes de guerre reprochés aux soldats russes en Ukraine quelques jours plus tôt.

Ce sont des propos qui ne sont pas passés inaperçus. Le 1er septembre dernier, sur le plateau de BFMTV, Ségolène Royal a provoqué un véritable tollé sur les réseaux sociaux.  L’ancienne candidate à l’élection présidentielle de 2007 a évoqué les crimes de guerre reprochés aux soldats russes en Ukraine et elle a donné un avis qui n’est pas passé inaperçu. Elle a notamment évoqué le bombardement de la maternité de Marioupol, qu’elle a remis en question. "S’il y avait eu la moindre victime, le moindre bébé avec du sang, à l’heure des téléphones portables, on les aurait eus", avait-elle affirmé, oubliant ainsi que celui-ci a fait le tour de l’actualité mais aussi que de nombreuses images et vidéos ont été dévoilées. Suite à la polémique, c’est Marc-Olivier Fogiel, le directeur de BFMTV, qui a pris la parole ce dimanche 11 septembre, dans le premier numéro de C médiatique. Il a d’abord indiqué avoir pris la décision d’écarter Ségolène Royal de l’antenne, assurant toutefois que la polémique autour de ses propos n’est pas la seule cause. Invitée à venir s’exprimer et se justifier, l’ex-compagne de François Hollande s’était "engagée à revenir avant de finalement le faire sur une chaîne concurrente", a déploré le directeur de BFMTV. Une décision très mal perçue.

La décision de Ségolène Royal d’aller s’exprimer sur une chaîne concurrente n’est pas passée inaperçue. "Elle a planté également le rendez-vous dans lequel elle était supposée venir s’expliquer", a déploré Marc-Olivier Fogiel. Par la suite, il précise : "Entre ses propos particuliers, et le fait qu’elle ne les a pas précisés chez nous comme elle s’y était engagée, le fait qu’elle a disparu alors qu’elle devait venir, moi, j’estime que le lien de confiance est rompu". Si Marc Olivier-Fogiel a été très touché par les propos de Ségolène Royal, il n’est pas le seul. Rapidement, Roselyne Bachelot est sortie du silence : "Je trouve ça extrêmement triste. Vraiment la voir délirer de cette façon, je trouve ça infiniment triste pour elle", a-t-elle déclaré. Il y a également François Hollande, l’ex-compagnon de Ségolène Royal, qui a indiqué : "Je pense qu’elle a eu une mauvaise appréciation de la situation, de mauvaises informations", a-t-il d’abord indiqué avant d’ajouter : "Elle a été amenée à les démentir et elle a bien fait parce qu’il ne fallait pas laisser prospérer toute contre-vérité". Dans un second temps, il a ajouté : "La preuve, c’est que la presse russe, qui est une presse du Kremlin, avait déjà commencé à utiliser ses propos. Donc faisons très attention, la propagande est partout".

Ségolène Royal : est-elle revenue sur ses propos par la suite ?

Les propos de Ségolène Royal ont beaucoup fait parler et c’est la principale concernée qui a ensuite pris la parole. Deux jours plus tard, c’est sur son compte Twitter qu’elle s’est exprimée : "Ici, la fin de ma parole, coupée dans les rediffusions", a-t-elle d’abord écrit avant d’ajouter : "Plaider pour la paix, c’est agir pour l’arrêt des souffrances du peuple ukrainien et de l’agression russe". Selon ses propos, dans sa prise de parole, elle n’a "jamais nié les crimes de guerre et je m’excuse volontiers auprès des victimes si elles l’ont pensé", a-t-elle conclu. Des excuses très commentées mais qui ne lui ont toutefois pas permis de conserver sa place sur l’antenne de BFMTV.

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