Shaïna, 15 ans, violée et tuée enceinte, à Creil : les confidences déchirantes de la mère

Dans une interview accordée à C à Vous, diffusée sur France 5 mercredi 8 septembre 2021, la maman de Shaïna s’est livrée sur la mort de sa fille. Alors âgée de 15 ans, l’adolescente a été poignardée et brûlée vive à Creil, dans l’Oise, fin octobre 2019.

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Deux ans après l’assassinat de Shaïna, la plaie ne se referme pas. Les faits remontent au vendredi 25 octobre 2019. Âgée de 15 ans, la jeune fille est poignardée et brûlée vive dans le quartier du Plateau Rouher, à Creil. Elle venait d’apprendre qu’elle était enceinte. Son petit ami, le principal suspect de ce meurtre, va être renvoyé devant la cour d’assises des mineurs de l’Oise sur décision du juge d’instruction en charge du dossier, selon les informations du Monde dévoilées dimanche 5 septembre 2021. Rencontrés par le journaliste Mohamed Bouhafsi, les parents de l’adolescente se sont confiés pour C à Vous, diffusée sur France 5 mercredi 8 septembre 2021. Leur douleur est immense. Le corps calciné de Shaïna a été découvert dans les décombres d’un cabanon des jardins familiaux de la ville, le dimanche 27 octobre 2019.

Violée, moquée puis tuée : la triple peine de Shaïna, victime du sexisme

“Au moment où j’apprends que c’est ma fille et qu’on me remet un sac, c’est un trou noir pour moi. Le fait de ne pas l’avoir vue. Je n’arrive pas à faire mon deuil. On n’y arrive pas. On n’y arrive pas. On ne fera jamais notre deuil”, déclare la mère de la défunte, auprès de nos confrères. Les parents de la jeune fille craignent que d’autres victimes ne subissent le même sort. “Il ne faut pas que ça arrive aux autres. C’est ça qu’on veut faire passer [comme message]. Il y a des gens dans la nature qui n’aiment pas les filles libres. Moi, ma fille voulait être libre, elle voulait vivre une vie normale. On lui a attribué le titre de ‘pute’. C’est un féminicide parce qu’elle voulait vivre libre. On ne lui a pas laissé le choix”, dénonce sa maman, au micro de C à Vous. Violée à l’âge de 13 ans et désignée comme “la putain du quartier”, Shaïna était devenue la cible de moqueries et avait fini par porter plainte avec sa mère, rappelle Mohamed Bouhafsi.

Un hommage sur le lieu du meurtre

Les parents de Shaïna, qui espèrent une condamnation du meurtrier présumé, ne souhaitent pas refermer la sépulture de leur fille. “Ils n’ont rien changé dans la chambre de Shaïna”, précise le journaliste. Aussi, le couple souhaite continuer à organiser des marches et rendre hommage à leur enfant à l’endroit où elle a été assassinée. Selon les informations du Courrier Picard, l’avocat du suspect, qui envisage de faire appel de la décision du juge d’instruction, estime que son client serait victime d’“une rumeur qui l’a désigné, qui s’est propagée jusqu’à la prison. L’instruction n’a été faite qu’à charge pour solidifier cette rumeur”.

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