« Si j’avais su… » : le Pr Gilbert Deray face à la détresse des malades non-vaccinés

La quatrième vague a débarqué en France et la campagne vaccinale est plus que jamais mise en avant. Invité sur BFMTV, le professeur Gilbert Deray a notamment expliqué les regrets des patients non-vaccinés, actuellement entre la vie et la mort.

Depuis ce lundi 26 juillet, plus de 40 millions de Français sont primo-vaccinés. Un chiffre symbolique pour le gouvernement qui avait fixé cet objectif pour la fin du mois de juillet. Malgré ce résultat positif, beaucoup de citoyens sont encore en réanimation. Invité ce jeudi 29 juillet sur le plateau de BFMTV, le professeur Gilbert Deray a assuré que ces personnes sont des patients non-vaccinés. Entre la vie et la mort, sous intubation, certains regrettent énormément d’avoir refusé le vaccin. Des témoignages qu’entendent quotidiennement les soignants et qui “déchirent le cœur”.

La quatrième vague se fait déjà ressentir dans les hôpitaux de France : “On voit de nouveaux patients Covid qui entrent tous les jours, beaucoup plus jeunes”, a déclaré le professeur Gilbert Deray sur la chaîne d’information. La plupart sont non-vaccinés et ne souffrent d’aucune comorbidité. Mais le plus dur, ce sont les regrets des patients : “Ce sont toujours les mêmes échanges avec, soit le patient, soit la famille lorsque celui-ci ne peut plus parler. Ils nous disent : ‘Si on avait su…’” a expliqué le chef du service néphrologie à la Pitié-Salpêtrière. Ému, le professeur a insisté sur l’importance de la vaccination en cette période de quatrième vague : “N’attendez pas et faites-vous vacciner !” a-t-il conclu.

Covid-19: le Pr Gilbert Deray (AP-HP) évoque de nouvelles hospitalisations quotidiennes et les regrets de non-vaccinés pic.twitter.com/MJCxTEU9WM

“Ça nous crève le cœur”

Invité sur le plateau de LCI, ce mardi 27 juillet, le professeur Gilbert Deray était déjà sous le coup de l’émotion en évoquant les patients non-vaccinés. Le chef du service néphrologie à la Pitié-Salpêtrière avait alors précisé que les soignants ne sont pas en “colère” contre ces malades malgré la saturation des hôpitaux. Le personnel médical ressent plutôt une profonde peine : “Ça nous crève le cœur”, avait-il confié. Gilbert Deray avait alors insisté sur le fait que tous les Français sont soignés, qu’ils soient vaccinés ou non : La médecine, c’est gratuit, c’est universel, on prend tout le monde en charge.”

Article écrit avec la collaboration de 6Medias.

Crédits photos : Capture d’écran BFMTV

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