« Soyons lucides » : Xavier Bertrand tape du poing sur la table

Le changement, c’est maintenant, avec Xavier Bertrand. Ce dernier ne pourra pas utiliser ce slogan qui a déjà servi à François Hollande pour se faire élire en 2012. À la foire de Châlons-en-Champagne, le candidat à l’élection présidentielle de 2022 a pourtant expliqué qu’il « faut que tout change ».

En refusant de participer à une éventuelle primaire de la droite, Xavier Bertrand agace dans son propre camp, mais, apparemment, sur le terrain sa candidature à l’élection présidentielle prend. C’est ce qu’a constaté La Provence dans son édition du mercredi 8 septembre. Le journal local a suivi la venue du président de la Région Hauts-de-France à la foire agricole de Châlons-en-Champagne, le lieu qu’il a choisi pour sa rentrée. Il y a reçu un accueil chaleureux. Présent sur place, Jean-Marc, 60 ans, reconnaît que Xavier Bertrand lui « inspire confiance ». « Il a la stature, l’assurance. Pécresse est gentille, mais elle est déconnectée », analyse-t-il. « Je ne suis pas le candidat qui divisera la droite, je suis le candidat qui peut faire gagner la droite », a lancé Xavier Bertrand, porté par un sondage Ifop favorable.

Selon l’étude commandée par Le Figaro, il serait pour le moment le seul à pouvoir gagner face à Emmanuel Macron. Il l’emporterait à 53% contre l’actuel président. Encore faut-il qu’il puisse accéder au second tour. Pour mettre toutes les chances de son côté, Xavier Bertrand n’hésite pas à frapper fort dans ses discours pleins de promesses, le dépeignant comme un homme prêt à renverser la table. « Soyons lucides : il faut que tout change », a-t-il martelé à la foire de Châlons. Il y a dénoncé une société « malade de l’indifférence », du « travail qui ne paye plus » et « d’une organisation trop centralisée ». L’époux de Vanessa Williot veut « que l’on arrête de tout faire remonter à Paris », plaidant ainsi pour une « République des territoires » censée « réhumaniser la société ».

« Le problème, c’est l’État ! »

Xavier Bertrand a affirmé vouloir réformer la constitution afin de donner aux collectivités « la possibilité d’adapter les lois et règlements nationaux aux réalités locales ». Dans ses propos cités par La Provence, l’ancien ministre de Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy estime que « bien plus qu’économique, bien plus qu’identitaire, la crise est d’abord et avant tout une crise morale ». « Face à cette crise, le problème, c’est l’État », a lancé celui qui n’a pas peur des phrases choc pour ses démarquer alors que de plus en plus de personnalités se lancent dans la course à l’Élysée.

Article écrit en collaboration avec 6Medias

Crédits photos : VANSTEENKISTE STEPHANE / BESTIMAGE

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