"Un assassinat programmé" : Sheila revient sur cette rumeur qui l'a tant fait souffrir

À l’occasion de la sortie de son nouvel album, Sheila fait quelques révélations sur ce qui l’a particulièrement affectée au début de sa carrière musicale…

Sheila, icône des Yéyés et du disco, vient de sortir son 27ème album intitulé “Venue d’ailleurs”, vendredi 2 avril. Dans celui-ci, la chanteuse, âgée de 75 ans, se confie sur certains sujets sensibles notamment sur son fils, Ludovic Chancel, décédé en juillet 2017 à l’âge de 42 ans, des suites d’une overdose. Dans l’une de ses chansons, elle revient également sur la rumeur qui supposait qu’elle était en réalité un homme, alors qu’elle débutait sa carrière.

Un souvenir encore douloureux aujourd’hui, comme elle l’a expliqué lors d’une interview accordée à Ophélie Meunier dans l’émission “Journal Inattendu” diffusée sur RTL, samedi 3 avril. “On vit dans la lumière mais à l’intérieur il y a un être humain qui brille et qui souffre.” L’interprète de “Vous les copains” a aussi déclaré qu’être victime de fausses allégations pouvait détruire une vie entière. “Une rumeur c’est pour la victime un assassinat programmé.”

Un début de carrière compliqué

Dans les années 60, âgée d’à peine 18 ans, la carrière de Sheila explose grâce à son titre “L’école est finie.” Mais alors qu’elle pensait que tout lui réussissait, la jeune chanteuse est victime de propos malveillants de la part d’un journaliste de France Dimanche. Ce dernier décrit dans un article qu’elle prend des hormones mâles pour devenir un homme alors qu’il s’agit en réalité d’un traitement pour soigner son anémie. Rapidement, elle fait les gros titres de la presse nationale : “Sheila risque de devenir un homme“, “Sheila est un homme.”

Une situation particulièrement difficile à gérer pour la jeune femme, à l’époque. C’est en tout cas, ce qu’elle avait confié à Marc-Olivier Fogiel dans l’émission “Divan” diffusée en mai 2016, sur France 3. “C’est terrible. Faut quand même comprendre que quand on a 18 ans et que vousvous trouvez à la Une de tous les kiosques de Paris ’Sheila est un homme’… J’ai passé des jours et des jours enfermée chez mes parents, à pleurer.” Et d’ajouter : “Imaginez-vous mes parents ! Ça les a coupés de tout le monde, ils n’osaient plus sortir. Il y a toujours quelqu’un qui vous dit ‘il n’y a pas de fumée sans feu’ ou ‘si c’est écrit dans les journaux c’est que c’est vrai.”

Article écrit en collaboration avec 6Medias

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