Valérie Bacot : sa mère et son frère la poursuivent pour diffamation

La mère de Valérie Bacot, Joëlle Aubague, et son frère, la poursuivent pour diffamation pour des propos qu’elle a tenus dans son livre, apprend-on dans Le Journal de Saône-et-Loire le jeudi 15 juillet 2021. Une information confirmée par l’AFP.

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Après un procès à l’issue positive, Valérie Bacot est une nouvelle fois en proie à la justice. La quadragénaire, qui a écopé d’une peine symbolique de quatre ans d’emprisonnement dont trois ans avec sursis le 25 juin 2021 et a été libérée de prison, est poursuivie pour diffamation par son frère et sa mère, Joëlle Aubague. L’avocat de cette dernière, Me Thomas Fourrey, a confirmé l’information à l’AFP, relayée par Libération, le jeudi 15 juillet 2021. Elle avait d’abord été dévoilée par le Journal de Saône-et-Loire.

Ces deux proches de la mère de famille, qui a tué en 2016 son ancien beau-père devenu son mari violent et proxénète, prennent cette mesure en réaction à la publication d’un livre autobiographique, Tout le monde savait (éd. Fayard, mai 2021), dans lequel elle leur tire des portraits peu flatteurs. “Ma cliente n’ose plus sortir de chez elle. Il faut qu’elle reprenne confiance en elle“, a justifié l’avocat.

Ce livre est un règlement de compte

Dans l’ouvrage autobiographique, Valérie Bacot témoigne : “Maman boit et prend des médicaments.” Elle y accuse également son frère de trois ans son aîné de l’avoir forcée à lui faire une fellation alors qu’elle avait six ans. “Ce livre est un règlement de compte profondément injuste” qui vise à “salir les membres de la famille de son auteur, écrit Me Fourrey, toujours d’après l’AFP. “Ma cliente voulait s’expliquer avec sa fille lors du procès en juin“, a-t-il déploré en défense de la femme de 65 ans, qui était au courant de ce qu’il se passait entre son ex-compagnon et sa fille encore adolescente.

Les deux femmes ne se sont pas parlé au tribunal, où Joëlle Aubague a déclaré que sa fille était “amoureuse” de son bourreau. C’est aussi durant ce procès qu’elle a appris que Valérie Bacot avait porté plainte contre elle pour “complicité de viol par omission. Joëlle Aubague assigne aussi en justice l’administratrice d’un groupe Facebook en soutien à Valérie Bacot, qui réunit plus de 8 600 membres. Sa raison ? “Les commentaires au moment de la déposition de ma cliente lors du procès se sont transformés en torrent de haine“, relate Me Forrey.

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