VIDÉO – « La tête ouverte dans le crépis » : Mohamed Bouhafsi (C à Vous) bouleversant sur son passé d’enfant battu

Ce lundi 8 novembre, Mohamed Bouhafsi s’est rendu sur le plateau de La maison des maternelles pour évoquer son passé d’enfant battu. Bouleversant, le chroniqueur de C à vous a raconté une scène de violence extrême, qui s’est produite au sein de son foyer, lorsqu’il n’était encore qu’un petit garçon.

Son histoire, Mohamed Bouhafsi a décidé de la raconter dans Rêver sous les coups, un livre écrit avec la collaboration de Géraldine Maillet, et paru le 3 novembre aux éditions Larousse. Dans cet ouvrage, le nouveau chroniqueur de C à vous est revenu sur son passé d’enfant battu. Ce lundi 8 novembre, il est venu livrer son témoignage sur le plateau de La maison des maternelles. Face à Agathe Lecaron, Mohamed Bouhafsi a raconté une scène bouleversante vécue lorsqu’il n’était encore qu’un jeune garçon : « Chez moi, chez ma mère, ça a été beaucoup de coups jusqu’à l’âge de huit ans. Le premier souvenir que j’ai avec mon père, c’est ma mère rue Saint-Vincent de Paul dans le 10ème arrondissement, qui court, qui a le visage tuméfié, qui est en sang et qui a la tête ouverte. Moi qui me jette sur mon père, en lui disant : ‘arrête papa, arrête papa’ et moi qui finis dans le crépis avec la tête ouverte. Ça, ça s’est répété à de multiples reprises. »

Un témoignage poignant, qui a aussitôt fait réagir l’animatrice de La maison des maternelles : « Après vous alliez à l’hôpital quand même ? Il fallait bien vous recoudre… Et les médecins n’ont pas été alertés ?« , s’est interrogée Agathe Lecaron. Le chroniqueur de C à vous a fait savoir qu’il avait en effet atterri de nombreuses fois à l’hôpital Lariboisière qui se trouvait à proximité de son domicile : « Il y a un médecin qui a compris, mais c’était devenu presque un jeu (…) C’était de dire : ‘il faut qu’on évite le chef de service.’ Il y a tellement de turn-over dans les hôpitaux que parfois on voyait des internes et ils disaient : ‘mais qu’est-ce qu’ils se passent ?’ et ma mère disait : ‘C’est un Pierre Richard mon fils, il est très maladroit. Un jour, c’est la table, un jour, c’est le mur, un jour, c’est le foot, un jour, c’est tomber dans la cour de récré…« 

Mohamed Bouhasi souhaite alerter sur les autres formes de violences

Comme il l’a rappelé à l’antenne de France 2, « en France, il y a un enfant sur cinq qui est victime de violences sexuelles, physiques ou psychologiques« . Parce que derrière les coups, se cachent aussi d’autres formes de violences : « On ne pense pas aux brimades, aux insultes, aux séquestrations, à la violence psychologique, au harcèlement, au fait de rabaisser les enfants. On ne parle pas de suicide infantile non plus« , a alerté Mohamed Bouhafsi, qui a également été victime de harcèlement scolaire lorsqu’il était plus jeune.

Crédits photos : Capture d’écran France 2

Autour de

Source: Lire L’Article Complet