5 choses à savoir sur les diverticules

Très discrètes, ces petites hernies nichées le long du côlon se manifestent en cas d’inflammation ou d’infection.

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Une question d’âge

Les diverticules se forment le plus souvent à partir de la quarantaine. Ainsi, 30% des plus de 60 ans et la moitié des plus de 70 ans, femmes et hommes à parts égales, en “hébergent” dans la paroi externe de leur côlon. Ils ont même tendance à augmenter en nombre (on peut en avoir des dizaines) et en taille (de 0,5 à 1 centimètre) au fil des années.

Présence incognito

De la taille d’un grain de raisin, ces hernies peuvent s’installer tout le long du tube digestif. Néanmoins, c’est sur le côté gauche du côlon qu’on les retrouve le plus souvent, précisément au niveau du sigmoïde : une zone en forme de S située juste avant le rectum. Elles passent totalement inaperçues et l’on ne découvre souvent leur présence que fortuitement, par exemple au cours d’un examen (coloscopie, scanner) ou lorsque l’une d’entre elles devient inflammatoire.

Diverticules : des airs d’appendicite

Lorsqu’un diverticule est inflammatoire (diverticulite), des crampes et de fortes douleurs au ventre surgissent sur le côté gauche, associées à de la fièvre (38,5 °C), à des troubles du transit comme des diarrhées ou une constipation. Nausées et vomissements peuvent compléter les symptômes. Il faut alors consulter dans la journée, notamment si le ventre est dur, car il est possible que l’inflammation locale ait pu évoluer en infection.

Diverticules : les fibres à la rescousse

L’origine des diverticules est encore incertaine. Ils se forment lorsque des zones de faiblesse de la paroi du côlon s’étirent sous la pression, un processus qui pourrait être favorisé par un transit paresseux et une constipation chronique. Un apport supplémentaire en fibres dans son alimentation, à travers légumes, fruits et légumes secs, pourrait ainsi réduire les risques.

Opérations sous contrôle

Il n’y a aucun intérêt à retirer les diverticules, dans la mesure où ils sont asymptomatiques et bénins. S’il y a inflammation, on prescrit des antibiotiques (amoxicilline et acide clavulanique) par voie orale pendant sept jours. En cas d’abcès, outre le traitement antibiotique par voie intraveineuse, le chirurgien draine le pus sous contrôle radiologique, afin d’enrayer l’infection. La Haute autorité de santé (HAS) ne recommande l’intervention chirurgicale que si l’infection touche le péritoine (membrane qui entoure tous les organes abdominaux), ou bien si d’autres complications surviennent (fistule, sténose).

Y a pas de pépins !

Inutile de vous priver de framboises, de kiwis ou d’amandes en cas de diverticulose. Ni même de retirer la peau et les pépins des tomates. Ces aliments ne sont déconseillés qu’en cas d’inflammation. En effet, leurs résidus, plus difficiles à digérer par l’estomac, risquent de se retrouver intacts au niveau du côlon et d’accentuer les douleurs. Cependant, un régime sans fibres est vivement recommandé en cas de crise, pour mettre le côlon au repos durant cette période.

Le saviez-vous ?

Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), la cortisone et l’aspirine augmentent le risque de récidive de diverticulite, car ils fragilisent l’épithélium (couche interne de la muqueuse) au niveau du côlon.

Merci au Pr Thierry Piche, gastro-entérologue au CHU de Nice.

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