A quoi ressemblera notre vie lors de ces prochains mois avec le Coronavirus ?

La situation sanitaire en France est catastrophique. Les mesures prises par le gouvernement ne semblent pas ralentir la circulation du Coronavirus pour le moment. Et le monde scientifique s’accorde à dire que le confinement décidé par l’exécutif est bien trop laxiste et court pour que cela ait un réel effet sur le nombre de contaminations. C’est donc un tableau bien noir qui se dresse devant les Français déjà dans l’incertitude pour les fêtes de fin d’années. Alors que l’on ne sait même pas à quoi s’attendre pour cette période, comment se projeter sur les mois qui nous attendent après ? Martin Blachier, épidémiologiste, a répondu à la question pour la Dépêche du Midi. Ce dernier est cofondateur de Public Health Expertise, bureau d’études collaborant avec des organismes publics de santé.

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  • Philippe Gosselin (LR): «Aujourd'hui Schengen est en grande partie un échec»
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    Le Figaro


  • «Nous n'avons plus rien»: les Nicaraguayens sous les débris après l'ouragan Eta
    Le passage de l'ouragan Eta a fait 63 morts et des milliers de sinistrés en Amérique du sud. Au Nicaragua, des familles indigènes cherchent des objets qu'ils peuvent sauver des décombres. Ils déplorent un gouvernement qui « n'est pas venu nous rendre visite, ni nous demander comment on allait, ou du moins nous donner une bouteille d'eau ».


    Le Figaro


  • Nagorny Karabakh: selon Erevan, trois civils tués dans des bombardements
    Selon l'Arménie, trois civils ont été tués dans la nuit de jeudi à vendredi par des bombardements sur la région sécessionniste du Nagorny Karabakh. De son côté, l'armée azerbaïdjanaise dit avoir essuyé des tirs ennemis dans la ville de Terter et deux autres villages.


    AFP

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Port du masque à l’intérieur ?

Tout d’abord, le scientifique est revenu sur le geste barrière considéré comme l’un des plus efficaces : le port du masque. Cet été il est rapidement devenu obligatoire dans tous les lieux publics clos puis dans l’espace public, puis dans les entreprises. Mais pour Martin Blachier, cela n’est pas suffisant :

« Ce qui a été très mal fait avec le masque, c’est qu’il a été porté essentiellement à l’extérieur et peu à l’intérieur. Il va donc falloir adapter cette pratique. Le masque est très utile quand la distance de sécurité ne peut pas être respectée dans une atmosphère intérieure. »

Cela signifie-t-il qu’il faudra porter son masque, même à la maison ? Rien n’est moins sûr. En tout cas, pour lui, il ne suffira pas.

« Le masque, c’est bien mais on s’est un peu trop, peut être, reposé dessus. Est-ce que le masque peut permettre de reprendre des contacts sociaux totalement normaux en contrôlant l’épidémie ? Rien n’est moins sûr. Il faudra prendre d’autres dispositions. »

Toujours la distanciation sociale

« Quand vous avez des interactions courtes, la distanciation sociale est extrêmement efficace », explique-t-il.

Cet élément sera donc à garder dans nos habitudes lors des prochains mois.

Mais attention là aussi, « au bout d’un certain moment, dans une atmosphère confinée, et même si la distance d’1 mètre ou 2 est respectée, la contamination est possible, à cause du phénomène d’aérosolisation dans les espaces clos. »

Nouvelle stratégie pour les prochaines vagues ?

Si l’Europe fait face à une deuxième vague de Coronavirus très violente, nous ne sommes pas à l’abris d’en connaître d’autres en 2021.

« Le virus va être vraiment surveillé de près et les prochains mois vont être un peu tendus. »

Martin Blachier reste quand même optimiste quant à l’avenir car il pense que le virus ne frappera pas aussi fort qu’aujourd’hui : « Si l’on regarde l’évolution des épidémies équivalentes, on s’aperçoit que les vagues finissent par s’atténuer. »

Pour lui, il se pourrait bien qu’au fil du temps, le gouvernement change sa stratégie « tester-tracer-isoler » et adopte les mêmes techniques que la Chine, « c’est-à-dire tester toute une zone lorsque l’on s’aperçoit qu’il commence à y avoir des contaminations sur cette dernière. »

Une amélioration à l’été

Si les laboratoires scientifiques travaillent à la création d’un vaccin contre la Covid-19, on ne sait pas réellement comment finira la pandémie. De nombreuses possibilités existent. Mais pour l’épidémiologiste, il deviendra une « ‘super grippe’ de la personne âgée, pour lesquelles il y aura à la fois une stratégie vaccinale, peut-être un petit arsenal thérapeutique, et puis des précautions sur personnes vulnérables. »

Il continue d’afficher un réel optimisme par rapport à la situation sanitaire française et reste confiant par rapport à une sortie de crise d’ici l’été :

« En général, il y a deux, trois vagues épidémiques, puis il y a un niveau d’immunité qui fait que le virus est quand même beaucoup moins en rapport de force par rapport au système immunitaire des populations. Il tue des gens certes, mais comme toutes les autres maladies, de manière beaucoup plus occasionnelle. Ce ne sont plus des vagues épidémiques avec des hôpitaux débordés. Je pense que cet été, effectivement, nous serons un peu au bout de l’histoire en ce qui concerne la partie dramatique. »

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