Abricots : 7 variétés à déguster

Ce fruit à noyau ensoleille les étals des marchés provençaux et nos tables des beaux jours. Petit tour d’horizon de ses spécimens remarquables.

La Pêche de Nancy

Il est l’une des plus vieilles variétés encore cultivées de nos jours. L’abricotier Pêche de Nancy a été importé en Lorraine au milieu du XVIIIe siècle par un arboriculteur passionné qui l’avait découvert vers Pézenas, dans l’Hérault. Sa rusticité et sa force en font un adepte des climats capricieux du nord de la Loire. L’arbre produit des fruits à la pulpe discrètement orangée, fondante et sucrée, qui se dégustent frais ou en tarte.

L’Orangé de Provence

La légende veut que le roi de Pologne, Stanislas Ier, devenu duc de Lorraine en 1737, soit un grand amateur de cette variété exploitée dans la région des Baronnies provençales et sur les pentes lumineuses du mont Ventoux. En son souvenir, l’Orangé de Provence est parfois surnommé « Le Polonais ». Il se récolte et se consomme tout au long du mois de juillet. Si sa chair fine et parfumée s’apprécie telle quelle, il apporte une richesse en pectines et une touche légèrement acidulée, qui en font l’ingrédient parfait pour les confitures.

L’Abricot Royal

Le prunus armeniaca Royal est l’une des variétés les plus prestigieuses. Il a été mis au point en 1808, à Paris, au jardin du Luxembourg. Ses premiers spécimens ont été réservés au souverain Louis XVIII, ce qui lui a valu son nom. Implanté au nord de la Loire mais préférant les coteaux ensoleillés du Sud, il trône plutôt dans les jardins d’amateurs car ses drupes s’avèrent molles et donc fragiles et peu transportables. En revanche, en bouche, elles ont la réputation d’être puissantes, voire relevées.

Le Bergeron

Roi des vergers et des étals de la vallée du Rhône, il est le plus vendu de la filière. Ses arbres, qui s’épanouissent jusqu’aux collines de la Drôme et aux plateaux ardéchois, résistent aux gelées du printemps grâce à leur floraison tardive. Reconnaissable à sa chair jaune safran et à sa robe rouge, le Bergeron à la saveur moyennement sucrée s’adapte parfaitement aux préparations pâtissières comme le clafoutis. Son gros calibre en fait aussi un délice à croquer tout simplement, lors des pique-niques de l’été.

Le Rouge du Roussillon

Longtemps, sa petite taille et ses taches de rousseur en ont fait le mal-aimé des consommateurs. Heureusement pour lui, les goûts changent ! Aujourd’hui, sa couleur vermillon ravit les yeux avant que sa pulpe juteuse n’enchante les papilles. Au point que le Rouge du Roussillon, présent le long des vallées pyrénéennes du Tech, de la Têt et de l’Agly, a obtenu une Appellation d’origine protégée (AOP) en 2016. Introduit dans la région par les populations arabo-berbères il y a plus de dix siècles, il a fait de la plaine du Roussillon sa terre de prédilection.

Le Tardif Nicole

Cet abricot était autrefois appelé “Balle de Mousquet”, en référence à sa petite taille. Rustique et vigoureux, à floraison tardive, le Tardif Nicole donne des drupes très parfumées qui arrivent à maturité à la mi-août. A la fois moelleuses et fondantes, ces billes séduisent les amateurs de saveurs acidulées. Elles sont principalement employées pour la confection de la liqueur d’abricot au cognac : «Abricot brandy» ou «Ardine».

Le Rosé de Provence

Sa culture difficile et la finesse de ses notes très sucrées en font une rareté et un produit de luxe. Spécialité des vergers des Alpilles, le Rosé de Provence frappe par sa teinte jaune pâle. Il est particulièrement recherché pour fabriquer les confitures haut de gamme et les fruits confits. Car sa bonne tenue permet de préserver les oreillons entiers à la cuisson. Un régal assuré !

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Article paru dans le numéro Femme Actuelle Jeux Délices n°17 juin-juillet 2021

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