Accusé de violences conjugales sur la judoka Margaux Pinot, l’entraîneur Alain Schmitt relaxé

Relaxé. Ce vendredi 9 juin 2022, Alain Schmitt, entraîneur de judo, a été relaxé par la cour d’appel de Paris pour des faits de violences conjugales sur son ex-jointe, la judoka Margaux Pinot, dont il était accusé.

Nouvelle relaxe

Ce jugement, révélé par l’Agence France-Presse (AFP), relayée par La Dépêche – entre autres, va donc dans le sens de celui prononcé en avril 2022 par le tribunal correctionnel de Bobigny (Seine-Saint-Denis) cette fois.

Le sportif de 38 ans, actuellement entraîneur en Bulgarie, a toujours démenti avoir été violent envers la championne olympique. Cette dernière affirme, elle, avoir été insultée, rouée de coups de poings au visage et victime d’une tentative d’étranglement par son compagnon et entraîneur de l’époque, qui aurait débarqué chez elle alcoolisé dans la nuit du 27 au 28 novembre 2021.

La femme de 28 ans, qui a porté plainte, a toujours maintenu sa version des faits.

Un cliché du visage de Margaux Pinot tuméfié

Le 1er décembre 2021, Margaux Pinot publiait sur ses réseaux sociaux une photo d’elle le visage tuméfié, les yeux enflés et rougis, l’arcade sourcilière gauche déformée par une bosse, pour protester contre la relaxe d’Alain Schmitt, jugé à l’époque en comparution immédiate.

Le tribunal de Bobigny l’avait relaxé pour preuves insuffisantes. « Que manquait-il ? La mort au bout, peut-être ? », interrogeait alors en ligne Margaux Pinot, en légende de l’image choquante.

https://www.instagram.com/p/CW8NMrXM8nN/

À la publication de cette photo – qui révélait l’affaire -, de nombreux champions de judo avaient apporté leur soutien à la judoka, dont Teddy Riner, Amandine Buchard, et Clarisse Agbégnénou. Et le parquet de Bobigny avait fait appel de ce premier jugement. 

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