Affaire Bygmalion : Nicolas Sarkozy condamné à de la prison ferme

Plus de 4 mois après l’ouverture du procès pour l’affaire Bygmalion, le tribunal correctionnel de Paris a rendu son verdict. 

Le 20 mai dernier, le procès de Nicolas Sarkozy sur ses comptes de campagne s’est ouvert. Jugé pour « financement illégal de campagne », l’ancien chef de l’État est accusé d’avoir laissé filer les comptes au-delà du plafond légal jusqu’à atteindre 42,8 millions d’euros, au lieu des 22,5 autorisés, lors de sa course à l’Élysée en 2012. En juin dernier, les procureurs ont requis un an de prison, dont 6 mois ferme, à l’encontre de Nicolas Sarkozy, soit la peine la plus lourde pour un « financement illégal de campagne électorale ». Selon les magistrats, l’ancien président de la République a « incontestablement » bénéficié de la fraude en demandant « un meeting par jour » et des « shows à l’américaine » sans se soucier des dépenses. De plus, les juges ont regretté le comportement de Nicolas Sarkozy qui ne s’est présenté qu’une seule fois au tribunal. La « totale désinvolture » de celui qui « ne regrette visiblement rien » est « à l’image de la désinvolture dans sa campagne », a lancé la procureure. Ce matin, le tribunal correctionnel de Paris a rendu son verdict.

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Si Thierry Herzog l’avocat de Nicolas Sarkozy s’est rendu à l’audience ce matin, ce n’est pas le cas de l’ancien chef de l’État. Tout comme les 13 autres prévenus, Nicolas Sarkozy a été reconnu coupable, pour ce dernier, de « financement illégal de campagne électorale ».   »Nicolas Sarkozy connaissait le montant légal du plafond [de dépenses]. Ce n’était pas sa première campagne et il a connaissance du droit. De plus, il a été averti par écrit du risque de dépassement par deux notes. Et Nicolas Sarkozy a poursuivi des meetings dans les mêmes conditions que précédemment », a expliqué la juge Caroline Viguier. Ce matin, à 11h30, l’ancien chef de l’État a été condamné à un an de prison ferme. Toutefois, sa peine sera aménagée sous le régime de la surveillance électronique. En mars dernier, Nicolas Sarkozy a déjà été condamné à de la prison ferme dans l’affaire des écoutes…

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