Affaire Mila : Le procès de ses cyberharceleurs débute, retour sur la polémique

La jeune femme a reçu plus de 50 000 messages d’insultes et de menaces, retour sur l’affaire.

En janvier 2020, la jeune Mila publiait une vidéo en direct sur TikTok ou elle insultait l’Islam après qu’un internaute l’ait provoqué. Des propos qui ont enflammé les réseaux sociaux jusqu’à devenir un sujet politique sur tous les médias. Sur les Twitter, les Français s’opposent avec le hashtag #JeSuisMila et #JeSuisPasMila, s’ensuit une montée des violences envers la principale intéressée ainsi qu’entre les internautes. De son côté, la jeune femme de 18 ans aujourd’hui, a reçu plus de 50 000 messages de haine dont de nombreuses menaces de mort. Quelques jours après la vidéo, Mila est contrainte de quitter son lycée et est placée sous protection policière. En novembre dernier, elle remet le couvert et déclare sur TikTok : “Surveillez votre pote Allah, s’il vous plaît. Parce que mes doigts dans son trou du c*l, j’les ai toujours pas sortis”. C’est ce matin que s’ouvre le procès de 13 de ses présumés cyberharceleurs.

Affaire #Mila : la jeune femme, qui vient de fêter ses 18 ans, sera présente à l’audience https://t.co/bVUj7dUGHt pic.twitter.com/N7DfVRgba7

Ils sont 13 prévenus, âgés entre 18 et 30 ans à comparaître devant le tribunal correctionnel de Paris aujourd’hui. Athées, musulmans, chrétiens, hommes et femmes, ils ont pour la plupart un casier judiciaire vide. Poursuivis pour avoir proféré des menaces de mort et de crime contre la jeune femme, ils risquent jusqu’à 45 000 d’amende et 3 ans de prison.“Ce procès est celui de la terreur numérique qui déchaîne des meutes sexistes, homophobes, intolérantes contre une adolescente”, a déclaré Me Richard Malka, l’avocat de Mila. La jeune femme, elle, affirme vouloir voir leurs visages et déclare : “Je compte sur la Justice pour condamner fermement toute personne qui menace dans le but d’empêcher la critique de l’Islam, a-t-elle indiqué. Je compte sur vous tous, qui me soutenez. Ensemble, refusons de vivre dans la peur”. Selon l’avocat d’un des prévenus “sur plusieurs milliers de tweets, on a identifié quelques-uns (des auteurs) et ce sont ceux-là qui sont poursuivis (…) On fait assumer à celui qui a fait un tweet la totalité des menaces des autres”, s’inquiète Me Gérard Chemla. Auparavant, deux personnes ont déjà été condamnées à de la prison pour avoir menacé Mila.

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