Assassin's Creed Valhalla : Toujours plus RPG et moins AC, notre preview

Assassin’s Creed Valhalla s’annonce comme un jeu très complet, s’éloignant en même temps de plus en plus de ce qu’était la licence Assassin’s Creed à ses débuts, pour le meilleur et pour le pire.

Lors de notre dernière session de jeu sur Assassin’s Creed Valhalla, on avait découvert un gameplay proche d’un Dark Souls, avec des boss difficiles et un gameplay qui ne laissait aucune place à l’erreur en même temps que l’on appréciait l’immersion de l’invasion viking sur les côtes anglaises au 9ème siècle. Pour cette nouvelle session de plusieurs heures, Ubisoft nous a permis d’explorer une nouvelle région, à savoir Ledecestrescire pour suivre l’histoire principale du jeu mais également de découvrir pour la première fois la gestion de notre campement, une nouvelle mécanique qu’Ubisoft Montréal présentait comme centrale dans ce nouvel opus.

Opération séduction

Dans sa trame principale, Assassin’s Creed Valhalla semble suivre une structure assez simple. Notre clan a fuit ses terres ancestrales pour s’installer en Angleterre et prendre un nouveau départ plus paisible. Pour se faire, il va falloir lier des alliances avec chaque région pour être en bon termes avec tout le monde, ce qui n’est pas forcément évident en tant qu’envahisseur. La dernière fois, on avait suivi la trame dans la région d’East Anglia, on s’est rendu cette fois-ci dans le Ledecestrescire, pour aider les descendants de Ragnar Lodbrok déjà bien connus de ceux qui regardent la série Vikings : Ubba et Ivarr dans leur mission pour renverser le dirigeant de la région et installer un roi plus sympathique à leur cause sur le trône.

Si la finalité reste la même pour ces deux régions, les moyens pour y arriver seront forcément très différents d’un point de vue scénaristique. Malheureusement, si cette nouvelle session de démo nous permet de constater des structures scénaristiques classiques mais efficaces, qui espérons-le, ne seront pas trop redondantes d’une région à l’autre, on ne sait toujours pas ce qui nous attend sur l’histoire globale et son lien avec le reste de la mythologie de la licence Assassin’s Creed. Un bâtiment de notre campement porte le sigle des assassins mais il va falloir attendre le jeu final pour découvrir véritablement le fil rouge qui va au delà des missions diplomatiques et guerrières de chaque région d’Angleterre.

Un open world plus organique

Côté gameplay, on avait déjà beaucoup parlé du système de combat lors de notre précédente démo mais on a pu tester pas mal de nouvelles activités, entre un mini jeu de dés très sympa, les fameuses rap battles qui avaient fait couler tant d’encre à leurs annonces, la construction de Cairn (ces petits tas de pierre folkloriques que l’on trouve sur des points en hauteur), mais aussi les hallucinations après avoir mangé des champignons. On a même eu le temps de se balader un peu la carte pour tester différentes activités secondaires, comme la destruction de reliques ou l’exploration de ruines romaines. Bref, quand on ajoute à ça les raids, les puzzles de l’animus, les animaux et ennemis légendaires ainsi que les glyphes que l’on avait déjà pu tester, Assassin’s Creed Valhalla s’annonce riche et varié.



Surtout que monter en haut d’un emblématique point d’observation ne va plus révéler les activités à faire dans la zone mais va se contenter de nous afficher des petits points lumineux sur notre carte et ça va être à nous d’aller physiquement sur le point pour savoir de quoi il s’agit. Un choix clairement influencé par les passages de BotW et RDR2 et la nouvelle norme des open worlds de laisser le joueur explorer et découvrir les choses par lui-même plutôt que de tout lui afficher directement, comme s’il s’agissait d’une todo list à faire pour obtenir le 100%. On aura quand même droit à une barre de progression de ses objectifs secondaires pour chaque région pour savoir où on en est.

La vie de village

Le dernier gros morceau sur lequel on a pu s’attarder, c’est notre campement. Organisé autour du grand hall, on va pouvoir développer différents bâtiments, du forgeron au cartographe en passant par le boulanger, le pêcheur, des échoppes et pas mal d’autres choses. Notre campement va peu à peu se transformer en village à chaque palier d’évolution passé et devenir un lieu de vie dans lequel on peut jouer au dés, améliorer son équipement, faire ses achats, organiser des festins avec son clan, customiser débloquer des nouveaux éléments de décoration à placer un peu partout dans le campement. Bref, un aspect gestion qui nous rappelle la saga Ezio et qui fait plaisir. On regrette cependant que tout ne soit pas centralisé à un seul endroit et il va falloir se déplacer devant chaque bâtiment pour l’améliorer et se repérer avec son corbeau pour voir ce qu’on doit encore faire évoluer.


Plus RPG, moins AC

Depuis Origins, la licence Assassin’s Creed a opéré un virage plus RPG tranchant avec sa formule d’open world. Pour certains, c’est une évolution naturel, pour d’autres, Ubisoft renie les racines de ce qu’est Assassin’s Creed. Il n’empêche que s’il ne sera peut-être pas un excellent AC, Valhalla s’annonce comme un excellent open world, mieux pensé et très riche. Si le côté RPG reste très présent entre l’arbre de compétences et les capacités, on a apprécié pendant notre session le fait que l’on passe BEAUCOUP moins de temps dans son inventaire puisque Ubisoft Montréal s’est un peu calmé concernant le loot qui nous forçait à aller constamment dans son inventaire pour équiper une meilleure arme ou armure. Rendez-vous le 10 novembre pour voir si Valhalla sera un bon Assassin’s Creed.

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