Avec « Squid Game », le « survival game » est partout, même sur Netflix

Une île secrète, des candidats prêts à tout, des épreuves mortelles et un seul survivant… Non, il ne s’agit pas du film Battle Royale, de la franchise Hunger Games ou de la récente et japonaise série Alice in Borderland, mais de Squid Game, dernier succès de Netflix en provenance de Corée. Père divorcé, addict aux jeux d’argent, endetté jusqu’au cou, Gi-Hun est approché par un mystérieux personnage qui lui propose de participer à un grand jeu et ainsi peut-être gagner plusieurs dizaines de millions d’euros. Sauf qu’il n’est qu’un candidat parmi des centaines et que les jeux d’enfants auxquels ils doivent jouer se révèlent mortels et sanglants.

Des jeux d’enfants et de mangas

Des jeux d’enfants qui ont rappelé à certains fans… Jeux d’enfants, le manga de Muneyuki Kaneshiro et Akeji Fujimura et son adaptation live par Takashi Miike. Dans les deux œuvres, il est question de jouer à l’équivalent d’« Un, deux, trois, soleil », avec une grande poupée dans Squid Game et une figurine Daruma dans Jeux d’enfants. Et si tu bouges, tu meurs. Le créateur et réalisateur sud-coréen, Hwang Dong-hyuk, plaide la coïncidence, même si la série entretient des similitudes avec d’autres mangas et animés. En effet, ces récits et jeux de survie sont devenus un genre à part entière dans le manga : le survival game. Alice in Wonderland est par exemple adaptée d’un manga.

De Shibuya Hell à Btooom ! en passant par Sky High Survival ou King’s Game, les mangas de survie sont pléthoriques, avec toujours plus ou moins la même formule. Comme dans Gantz, l’un des plus célèbres, où le jeune Kei, suite à un accident mortel de métro, se réveille avec d’autres personnes dans un appartement tokyoïte. Une étrange sphère noire leur ordonne bientôt d’éliminer des boss contre des points de résurrection. Le mangaka Yoshiki Tonogai s’en est également fait une spécialité, avec les titres Doubt, Judge, Secret, qui forment une trilogie autour d’un jeu sur portable, le Rabbit Doubt, où des lapins doivent débusquer le loup parmi eux. Sauf que pour cinq fans kidnappés et enfermés dans un bâtiment, le jeu va devenir bien réel et surtout mortel.

Comme dans un jeu vidéo

Même s’il est adapté du roman de Koshun Takami, il ne faut pas oublier de mentionner le manga Battle Royale dessiné par Masayuki Taguchi, qui a participé, avec le film de Kinji Fukasaku, à installer là aussi un genre à lui tout seul. Il lui a tout simplement donné son nom. Le terme battle royale est ainsi surtout utilisé dans le jeu vidéo, avec
le phénomène Fortnite ou chez Call of Duty, mais partage beaucoup avec le survival game et donc avec Squid Game. Des centaines de joueurs, une seule carte, des règles ou épreuves, et que le meilleur gagne. Enfin, qu’il survive, ça suffira.

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