Buzz l’éclair : pourquoi le nouveau film de Pixar est interdit en Arabie Saoudite et aux Emirats arabes unis

Buzz l’éclair, le spin-off de Toy Story consacré au jouet-cosmonaute fait l’objet de la censure exercée par l’Arabie Saoudite et les Emirats arabes unis. Retour sur un historique peu glorieux dénoncé par les employés de Pixar.

Vers l’infini et au-delà. Cette phrase culte lancée par Buzz l’éclair, le héros-jouet cosmonaute de Toy Story, semble bien relative compte-tenu des obstacles rencontrés par le nouveau film des studios Pixar. Car Buzz l’éclair, le long-métrage consacré aux origines du personnage emblématique de la saga, se heurte à la censure des Emirats arabes et de l’Arabie Saoudite, qui refusent d’accueillir le film d’animation dans leurs salles. La raison de cette aversion ? Selon The Hollywood Reporter, une scène où deux femmes échangent un baiser serait à l’origine du bannissement de la dernière création des studios.

Et pour ceux qui demeurent persuadés que ces relents conservateurs ne concernent que les pays du Golfe et la Chine, il est important de rappeler que ce sont les employés de la firme qui ont permis de préserver au montage final la séquence mise en cause. Le 9 mars dernier, une lettre des salariés de Pixar dénonçait des tentatives de censure de la part du groupe Disney sur plusieurs de leurs propositions en faveur de la représentation des communautés LGBTQIA+. Révoltés, les auteurs du texte déclaraient : "Chez Pixar, nous avons vu de belles histoires pleines de personnages divers revenir de lectures chez Disney réduites en miettes". Des propos appuyés par plusieurs exemples d’extraits altérés ou exclus des versions diffusées en salles. Autre grief, la direction de l’entreprise avait préalablement soutenu des élus de Floride partisans de la loi anti-LGBT "Don’t say gay".

Buzz l’éclair, dernière censure en date des Emirats arabes unis

Prévu pour le 22 juin prochain sur les écrans français, Buzz l’éclair ne sera pas le premier film a être privé de sortie sur certains territoires. En avril dernier, Doctor Strange 2 avait été refoulé des salles obscures de plusieurs pays en raison de la présence d’un protagoniste gay. Quant aux Eternels de Chloe Zaho, Phastos, le premier super-héros homosexuel de l’Univers Marvel au cinéma, et son baiser avec son compagnon, auront suffi à dépouiller le film de sa version originale aux Emirats arabes. Même le grand Steven Spielberg n’a pu échapper à la censure. Sortie en janvier 2022, son remake de West Side Story, qui comportait un personnage transgenre, n’a pas passé les frontières de l’Arabie saoudite, des Emirats arabes unis, du Qatar, de Bahreïn, d’Oman et du Koweït.

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