Cette étrange illusion d'optique "ralentit" votre cerveau

Nos cerveaux ne seraient-ils que de vulgaires ordinateurs poussifs ? Face à une célèbre illusion d’optique, l’illusion de Pinna-Brelstaff, c’est bel et bien le cas ! Confronté à ces quadrilatères ombrés disposés en cercles concentriques, nos neurones ralentissent, comme victimes d’une surcharge. Un manque de “mémoire vive” révélé par des chercheurs au fil d’une publication parue dans le Journal of Neuroscience.

Une expérience très intéressante

15 millisecondes. C’est le temps de latence mesuré par les scientifiques dans le cerveau de primates confrontés à l’illusion d’optique. C’est en effet grâce à des expériences menées en partie sur des macaques rhésus mâles (Macaca mulatta), que les chercheurs ont découvert les effets inattendus sur le cerveau de l’illusion de Pinna-Brelstaff.

La première étape de cette série d’expériences a été de placer des êtres humains face à l’illusion. Objectif des scientifiques : soumettre ces quelque 42 volontaires à un examen d’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf), et ce afin d’observer les réactions de leur cerveau lors de la visualisation de l’illusion d’optique. Un examen finalement assez peu révélateur, puisqu’il ne permet pas de dévoiler les mécanismes neuronaux mis en jeu.

Les primates à la rescousse

C’est donc pour aller plus loin, que les scientifiques ont fait appel à deux macaques rhésus. Deux cobayes dans le cerveau desquels les chercheurs ont dans un premier temps introduit des électrodes, afin d’en mesurer l’activité électrique. Une fois l’opération terminée – et les primates remis de leurs émotions -, les scientifiques ont enregistré un paramètre très particulier, révélateur de la réaction de l’organisme au mouvement : les mouvements oculaires rapides, plus connus sous le noms de REM, pour “rapide eye movements”.

Vidéo: Selon une étude, les pieuvres changent de couleur pendant leur sommeil (KameraOne)

  • Accident de Sriwijaya Air en Indonésie: la deuxième boîte noire retrouvée

    AFP

  • «N'attendez pas l'atterrissage»: nouvel échec d'un vol d'essai de la fusée Starship de SpaceX

    Le Figaro

  • «Nous nous éloignons de plus en plus du suffrage universel»: à Hongkong, les politiciens réagissent à la réforme imposée par la Chine

    Le Figaro

  • Ce qu’il faut savoir sur le nouveau variant indien du coronavirus

    Gentside

  • Pour Marlène Schiappa, la France Insoumise est «complaisante» avec l’«islamisme radical»

    Le Figaro

  • «On ne résout pas tout» avec la Loi Climat, admet Barbara Pompili

    Le Figaro

  • Un homme de 21 ans se fait retirer une "testicule" de son oreille

    Gentside

  • Ce Britannique de 89 ans fait du patin à roulettes pour aider les plus démunis

    KameraOne

  • Afrique du Sud: pillés pendant le confinement, les chemins de fer stoppés dans leur élan

    AFP

  • Jean-Claude Gaudin : «Le drame de la rue d'Aubagne me hante tous les jours»

    Le Figaro

  • L'Ever Given qui bloquait le canal de Suez a été remis à flot, le trafic reprend

    Le Figaro


  • Accident de Sriwijaya Air en Indonésie: la deuxième boîte noire retrouvée
    La deuxième boîte noire du Boeing de Sriwijaya Air qui s'est abîmé au large de l'Indonésie en janvier avec 62 personnes à bord a été retrouvée, a annoncé mercredi le ministère des Transports. Un navire transportant ces enregistrements des conversations de l'équipage et avec la tour de contrôle arrive à quai à Jakarta. IMAGES


    AFP


  • «N'attendez pas l'atterrissage»: nouvel échec d'un vol d'essai de la fusée Starship de SpaceX
    Après trois tentatives infructueuses, le nouveau prototype de la fusée Starship de SpaceX s'est encore une fois écrasé lors d'un essai. La fusée SN11 a été lancée depuis le sud du Texas autour de 13h00, et a commencé son ascension de 10km, en rencontrant des problèmes de transmission vidéo. Pendant sa redescente, la vidéo s'est interrompue.


    Le Figaro


  • «Nous nous éloignons de plus en plus du suffrage universel»: à Hongkong, les politiciens réagissent à la réforme imposée par la Chine
    Le camp pro-démocratie de Hong Kong dénonce la révision radicale du système électoral de la ville par la Chine, tandis que les législateurs pro-Pékin apportent un soutien sans équivoque aux nouvelles mesures, se disant «reconnaissants» des changements visant à étouffer le mouvement démocratique.


    Le Figaro

VIDÉO SUIVANTE

En plus des deux singes, neuf humains ont également été observés dans le blanc des yeux, afin d’analyser le plus finement possible leur réponse oculaire face à l’impression de mouvement provoquée par l’illusion de Pinna-Brelstaff. Résultat : humains et primates présentaient des mouvements oculaires en tout point similaires lorsqu’ils se sont trouvés confrontés à l’illusion d’optique. De quoi transposer sans trop de risque d’erreur les résultats de la phase suivante de l’expérience à l’être humain.

Le cerveau des primates passé au crible

Pour la dernière étape du protocole, ce sont en effet une nouvelle fois les macaques qui ont donné de leur temps à la science. Toujours confrontés à l’illusion de Pinna-Brelstaff, les primates ont cette fois bénéficié d’un enregistrement détaillé de leur activité cérébrale et ce grâce aux électrodes implantées précédemment. Petite subtilité : certains motifs présentés aux singes étaient – sans qu’ils n’en soient avertis – bel et bien en mouvement. De véritables animations, dont les effets sur le cerveau ont pu être comparés par les scientifiques avec l’impression de mouvement provoquée par l’illusion d’optique.

Grâce à cette petite entourloupe, les chercheurs sont parvenus à un constat sans appel : l’illusion d’optique avait stimulé les mêmes régions cérébrales que les véritables séquences en mouvement. Des effets certes observés au niveau des mêmes groupes de neurones, mais pas tout à fait avec le même timing.

Contre toute attente, les scientifiques ont en effet mesuré pas moins de 15 millisecondes de retard dans l’activation des neurones, lorsqu’il s’agissait de l’illusion d’optique. Un délai dont les origines restent encore bien incertaines, même si les chercheurs avancent une hypothèse.

Quelle est donc l’origine de ce ralentissement ?

Ce temps de latence pourrait en effet être le résultat du temps de traitement nécessaire au cerveau pour distinguer l’illusion du mouvement d’une véritable animation. Une possibilité encore incertaine et, qui plus est, uniquement observée pour l’heure chez les macaques.

Ainsi, même si la réponse oculaire identique entre singes et humains semble autoriser une transposition des résultats des uns vers les autres, la question des origines de ce “ralentissement” cérébral reste encore en suspens. De là à dire que nos cerveaux ne sont – dans certains cas – que de vulgaires ordinateurs poussifs, il n’y a qu’un pas… Que les chercheurs se gardent encore bien de franchir !

Source: Lire L’Article Complet