Charcuterie rime-t-elle toujours avec calories ?

Saucisson, jambon ou encore lard ne sont pas forcément des mots estampillés “diététique”, et pour cause, la plupart des charcuteries sont composées d’entre 20 et 40% de matières grasses. Pour autant, elles ne doivent pas devenir les bêtes noires de nos alimentations, puisque mangez du gras, c’est aussi bon pour la santé, ne l’oublions pas !

Afin de comprendre comment charcuterie et excès de calories ne sont pas toujours synonymes, Maëla Le Borgne*, diététicienne-nutritionniste à Paris et Delphine Théard, responsable développement programmes chez WW France nous expliquent comment les choisir et les consommer.

La charcuterie, entre gras et sel

“C’est clair que c’est une classe d’aliments à laquelle on va jeter un œil”, commence Delphine Théard, puisqu’en plus d’être riches en graisses, les charcuteries sont aussi souvent très salées. Le Programme National de Nutrition Santé (PNNS) recommande d’ailleurs de limiter sa consommation à 150g par semaine, ce qui équivaut à trois tranches de jambon.

Pour Maëla Le Borgne, diététicienne-nutritionniste, tout est d’abord question d’assemblage : “On va éviter de la manger avec du pain, si on l’associe avec des légumes, ce sera beaucoup mieux. Regardez la diète cétogène : elle repose sur 80% de gras, donc on ne peut pas dire que le gras fait grossir.

Savoir reconnaître les bons produits

Mais en termes de charcuterie, “il y a des meilleurs choix que d’autres”, assure l’experte nutrition de WW. Elle recommande le jambon blanc découenné, dégraissé, le jambon de volaille ou le bacon qui sont des options moins grasses. “On peut aussi choisir de miser sur des types de charcuteries qui ont un goût très fort comme le chorizo et n’en mettre qu’un petit peu dans ses plats”, continue-t-elle.  

Pour Maëla Le Borgne, il est surtout primordial de bien choisir ses produits, en s’attardant sur la qualité de ces derniers. “Les charcuteries dites “light” n’ont pas d’intérêt parce que, selon moi, il vaut mieux prendre une charcuterie de qualité, uniquement traitée avec du sel, sans nitrites ect…”

Même si les industriels commencent à faire des efforts de ce côté, il est vrai que des additifs sont souvent présents dans les charcuteries. “Par exemple le jambon de Parme, il faut qu’il soit d’appellation d’origine contrôlée et qu’il n’y ait que du sel en conservateur. C’est beaucoup plus sain de manger ça que des choses ultra-transformées”, aiguille la diététicienne-nutritionniste.  

L’équilibre alimentaire et non la privation

L’important reste tout de même de ne rien diaboliser et de manger en se faisant plaisir, tout en restant raisonnable. Pour éviter des plats un peu trop riches en sel ou en graisses, il peut aussi être intéressant de s’appliquer à composer ses assiettes.

“Sachant que la charcuterie c’est salé, évitez de resaler les plats, c’est déjà une bonne idée. Après, composer son assiette de manière équilibrée c’est aussi, si l’on a une charcuterie qui est déjà très grasse, peut-être de mettre un peu moins de sauce dans la salade par exemple”, explique Delphine Théard de WW.  

De même, Maëla Le Borgne aime à rappeler que “l’équilibre alimentaire ne se fait pas sur une journée, mais sur la semaine”. Ainsi, selon la spécialiste, si vous décidez de vous faire une journée charcuterie, le lendemain vous allez sûrement vouloir manger beaucoup de légumes. “C’est sûr que si vous consommez de la charcuterie tous les jours, ça va vous poser problème. C’est encore une fois une histoire d’équilibre”, conclut-elle.

Donc la charcuterie c’est oui ! A condition d’en manger de temps en temps et de varier les plaisirs.

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*Maëla Le Borgne, diététicienne-nutritionniste à Paris





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