Check ton Rétro : Devil May Cry fête ses 20 ans cette semaine

C’est décidément une grande année pour Capcom qui, en plus de fêter les 25 ans de Resident Evil, voit Devil May Cry souffler sa 20ème bougie. Retour sur l’histoire de ce beat’em all gothique qui continue plus que jamais de séduire des millions de joueurs.

En cette année 2021, de nombreuses grandes licences célèbrent leur anniversaire. Entre Tomb Raider, The Legend of Zelda, Pokémon ou encore Resident Evil, ce ne sont pas les exemples qui manquent. Et puisque l’on parle de Resident Evil, il faut savoir que cette dernière n’est pas la seule série de Capcom à passer un cap symbolique. En effet, Devil May Cry a également fêté son vingtième anniversaire en début de semaine, le jeu étant sorti le 23 août 2001 sur PS2 au Japon. Pour nous, européens, il avait toutefois fallu patienter jusqu’au 7 décembre de la même année avant de pouvoir mettre les mains sur cette nouvelle franchise imaginée par Hideki Kamiya, jusqu’ici connu pour son travail sur Resident Evil 2 (1998).

Une information qui n’est pas vraiment anodine puisque le destin des deux licences est étroitement lié. À l’origine, Devil May Cry avait été conçu comme un prototype de Resident Evil 4 (2005). Néanmoins, aussi convaincant soit-il, le résultat s’éloignait beaucoup trop de l’esprit de la licence de Shinji Mikami. Capcom a donc décidé d’en faire un nouveau projet à part entière, qui a été confié à la Division 4 du studio. À l’arrivée, le titre est ainsi devenu un jeu d’action-aventure avec des mécaniques de gameplay provenant du beat’em all et puisant son inspiration dans la Divine Comédie, le célèbre poème italien écrit par Dante Alighiero au début du XIVème siècle.

On y incarne Dante, un chasseur de démons à la tête de sa propre entreprise : Devil May Cry. L’histoire débute sur sa rencontre avec Trish, une femme lui demandant son aide afin de détruire l’Underworld. L’humanité se retrouve en effet menacée depuis que Mundus, un empereur du mal autrefois emprisonné par le père de Dante et à l’origine de la mort du reste de sa famille, est parvenu à s’échapper de sa prison. L’aventure, qui est découpée en plusieurs niveaux, confronte alors le joueur à des hordes d’ennemis dans des combats spectaculaires, parfois entrecoupés de quelques phases de plateformes et de réflexion.

Devil May Cry se démarque notamment par son système de notation survenant à chaque fin de mission, destiné à évaluer les performances du joueur selon plusieurs critères : temps de complétion, ressources récupérées, combos réalisés, dégâts reçus, etc. L’objectif est de pousser le joueur à varier ses attaques en utilisant tout l’arsenal dont il dispose. À sa sortie, le titre est unanimement acclamé par la critique pour son gameplay novateur, ses graphismes, sa mise en scène de l’action et son ambiance gothique particulièrement inspirée. Cela lui vaudra de très nombreuses récompenses, et il finira même par être considéré comme l’un des meilleurs jeux de l’ère PS2, si ce n’est de tous les temps.

À ce jour, le premier opus s’est vendu à 2.16 millions d’exemplaires, auxquels on peut éventuellement ajouter les 1.2 millions de ventes réalisées par la Devil May Cry HD Collection sortie en 2012. Face à un tel succès, il est évident que Capcom ne s’est pas arrêté là et que de nombreuses suites ont vu le jour. La dernière en date, Devil May Cry 5, est sortie en mars 2019 et s’est d’ores et déjà vendue à 4.3 millions d’unités, ce qui en fait à ce jour l’épisode le mieux vendu de la saga. En parallèle, un reboot intitulé DmC: Devil May Cry a également été développé par Ninja Theory en 2013. Toutefois, cela n’a pas empêché l’éditeur de sortir de nouveaux épisodes reprenant la chronologie originale.

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