Cinéma week-end. "Teddy", un loup-garou bien de chez nous

De l’or pour les chiens d’Anna Cazenave Cambet  

Contrairement aux apparences il ne s’agit pas d’un film d’apprentissage, plutôt d’un portait de jeune femme. Esther, 17 ans, a travaillé comme saisonnière dans les Landes, au bord de l’océan, très amoureuse d’un garçon qu’elle a connu durant l’été, elle part à sa recherche à Paris, mais n’y trouvera que son indifférence et la solitude urbaine.

Oui, il y a de la brutalité, mais raconter les débuts de la sexualité d’une jeune femme est brutal.

C’est dans un couvent de religieuses qu’elle va se réfugier, point de révélation mystique là-dedans, la réalisatrice n’impose rien, mais filme au plus près sa jeune actrice, la très étonnante Talluha Cassavetti. Il y a dans De l’or pour les chiens des thématiques intemporelles sur l’éveil des sentiments, mais Anna Cazenave Cambet capte sans jugement des comportements très générationnels, un rapport brutal à la sexualité qui en dit long sur l’époque.      

Sous le ciel d’Alice de Chloé Mazlo  

Pour son premier film, la réalisatrice nous embarque au Liban dans les années 50 quand le pays multiculturel était surnommé la Suisse du Proche-Orient. Et c’est une jeune suisse, Alice, Alba Rohrwacher, qui s’installe à Beyrouth alors ville joyeuse et festive, où elle tombe amoureuse de Joseph, un astrophysicien qui rêve d’envoyer le premier libanais dans l’espace.

C’est dans cet univers bienveillant et acidulé  que le conte vire au drame avec l’arrivée de la guerre civile, de la dolce vita à la tragédie, Chloé Mazlo filme avec mélancolie le pays de ses origines.        

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