Comment présenter ses vœux en 2021 (sans dire la même chose que tout le monde)

Après un an de pandémie mondiale et d’économie chahutée, peut-on encore souhaiter une bonne année en 2021 ? La coach Ana Fernandez livre ses conseils pour adapter ses vœux à ce contexte si particulier. Et se différencier.

Après le champagne et les cotillons du Nouvel An vient le moment de souhaiter les vœux. S’il est facile de trouver les mots auprès de sa famille et de ses amis, l’exercice est plus compliqué dans la sphère professionnelle. Après un an de pandémie de Covid-19, et alors qu’elle sévit toujours, les précautions sont particulièrement de mise. Certaines formules, même les plus classiques, jusqu’à présent appropriées, seraient à proscrire. Ana Fernandez, coach professionnelle et auteure de 10 étapes pour… maîtriser sa communication verbale et non verbale (1), livre ses conseils.

Plus que jamais, personnaliser

Au vu de l’année écoulée et des conditions dans lesquelles 2021 commence, difficile de trouver le ton juste pour présenter ses vœux. Les formules classiques telles que «une très belle ou une très bonne année» voire, pour les plus enthousiastes «une merveilleuse année», vont sembler déconnectées de la réalité, voire inappropriées. «Si la personne a été malade du Covid-19 ou a perdu son emploi par exemple», précise Ana Fernandez. Il est donc essentiel, cette année plus que jamais, d’adapter la formule à son interlocuteur. «De façon générale, on va préférer souhaiter une “meilleure” année plutôt qu’une “bonne” année», conseille Ana Fernandez. Si l’on connaît le destinataire, le mieux est encore de personnaliser davantage son message, en prenant des nouvelles de ses proches ou de l’avancée de ses projets. «Au contraire, on pourra souhaiter une “encore meilleure année” à ceux dont le secteur a été favorisé par la crise», relève la coach.

Le petit plus : «Le message peut s’étendre au contexte personnel de l’interlocuteur.»

Respecter le calendrier

Ni trop tôt, ni trop tard. L’exercice des vœux est calendaire et n’a de sens que s’il respecte une certaine période. Ana Fernandez le rappelle, «souhaiter la nouvelle année dès la fin du mois de décembre c’est trop tôt, et le 1e février, trop tard». La fourchette s’étend sur l’ensemble du mois de janvier, précise la coach. Et il n’est pas nécessaire de se jeter sur son clavier dès le 1er ou le 2 janvier. «Bien souvent, la boîte mail est déjà remplie d’informations, surtout celles de ceux, et ils sont nombreux, à être partis en vacances, explique Ana Fernandez. On a donc intérêt à ce que notre carte ne soit pas noyée au milieu de toutes les autres. Surtout si l’objectif est d’obtenir une rencontre ou un rendez-vous téléphonique.»

Le petit plus : «Tout le monde, y compris les jeunes en stage, font bien d’envoyer leurs vœux. Il est toujours bon de tenir son réseau au courant de sa situation professionnelle.»

Faire court

«Une carte de vœux doit être courte, insiste Ana Fernandez. On ne résume pas son parcours sur les vingt dernières années.» Cela dit, c’est aussi l’occasion de donner de ses nouvelles. Pour se faire, la coach suggère de glisser une anecdote à propos de soi, personnelle ou professionnelle. Par exemple : «Quant à moi, la situation m’a fait réfléchir et j’ai décidé de me reconvertir.» «L’idée est de susciter une réaction prompte, pour que l’interlocuteur rebondisse, voire même nous appelle pour en savoir plus», précise-t-elle. D’où l’importance d’inscrire son numéro de téléphone dans sa signature.

Le petit plus : «Mettre un lien cliquable dans sa signature, qui renvoie à son profil LinkedIn.»

Ne pas mélanger les genres

Avec la crise sanitaire en cours depuis bientôt un an, les confinements successifs et le télétravail, difficile de rester «visible» auprès de son réseau. Or, si la carte des vœux est l’occasion d’entretenir le lien, c’est aussi le moment de «réveiller» ledit réseau. «Dans le cas d’une recherche d’emploi par exemple, mieux vaut étaler les envois pour mieux organiser les réponses, qu’il s’agisse de retours par écrit, de visu ou par zoom, conseille Ana Fernandez. Cela laisse le temps d’organiser et de préparer ses rendez-vous.» En revanche, elle déconseille d’en profiter pour postuler à un emploi ou se renseigner sur les possibilités d’embauche. «La carte de vœux est une mise en relation, ce n’est pas l’occasion de se vendre, ni de demander un service, mais uniquement de se rappeler au bon souvenir de ses contacts.» À bannir la petite phrase de conclusion l’air de rien : «Sache que je suis toujours en recherche d’emploi, donc si tu penses à moi…». «Plutôt que de demander un service directement, on préfère dire que l’on aimerait bénéficier des conseils de son interlocuteur, de son expérience ou de ses pistes», suggère la coach.

Le petit plus : «Mettre l’accent sur le fait qu’on rebondit malgré la difficulté de la situation, plutôt que de se lamenter. Le mieux est encore d’envoyer un second mail quelques jours plus tard, pour faire part directement de sa recherche d’emploi.»

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(1)10 étapes pour… maîtriser sa communication verbale et non verbale, Éd. Studyrama, 135 pages, 12€.

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