Covid-19 : bientôt une amende en cas de non-respect de l’isolement ?

Dans les prochains jours, le gouvernement présentera sa nouvelle stratégie concernant l’isolement des individus infectés par le coronavirus et des cas contacts. Des députés proposeront également un projet de loi visant à imposer des sanctions aux personnes qui ne respectent pas les règles de quarantaine.

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Lors de son allocution du 28 octobre, Emmanuel Macron avait évoqué l’échec de l’isolement des personnes touchées par la Covid-19 et des cas contacts après le déconfinement du printemps. Pour l’heure, les mesures de quarantaine sont recommandées aux cas positifs et aux cas contacts, mais aucun contrôle n’est réalisé afin de savoir si elles sont respectées. L’Etat prépare donc de nouvelles stratégies afin d’endiguer l’épidémie de coronavirus.

Non-respect de l’isolement : des amendes pouvant aller jusqu’à 10.000 euros

Selon Le Monde, le gouvernement réfléchit à rendre obligatoire cet isolement. L’exécutif étudie donc les conditions juridiques. La semaine prochaine, des députés du groupe de centre droit Agir ensemble déposeront, à l’Assemblée nationale, une proposition de loi visant à imposer des sanctions aux personnes qui ne respectent pas la période de quarantaine.D’après ce texte, le non-respect de l’isolement pourra être passible d’une amende de 10.000 euros.

Pour rappel, la quarantaine est fixée à quatorze jours pour les personnes positives à la Covid-19 et sept jours pour les cas contacts. “Cela se fait dans d’autres États, avec des amendes colossales. Des amendes pouvant atteindre plus de 10.000 euros existent en Grande-Bretagne et en Italie, et d’au moins 5.000 euros en Allemagne”, a expliqué Olivier Becht, député du Haut-Rhin et président du groupe Agir ensemble. Le parlementaire a ajouté que les amendes peuvent aller jusqu’à 600.000 euros et sont parfois accompagnées d’une peine de prison en Espagne.

Ce projet de loi souhaite également instaurer des contrôles aléatoires afin de vérifier que les personnes malades ou cas contacts sont en isolement à leur domicile ou dans les hôtels réquisitionnés pour la crise sanitaire.

Un projet de loi encore à l’étude

Est-ce que nous sommes en mesure, aujourd’hui, d’accepter démocratiquement des mesures de contrôle des personnes qui seraient mises à l’abri, pour éviter qu’une personne potentiellement contagieuse ne sorte ?”, s’est interrogé Olivier Véran lors de l’émission Questions politiques de France Inter, Le Monde et FranceInfo le 8 novembre dernier.

Lors de sa conférence de presse hebdomadaire du 19 novembre, un journaliste a de nouveau interrogé le ministre de la Santé sur un isolement obligatoire des cas contacts et des personnes infectées par le coronavirus. Il a précisé que cette mesure “fait l’objet d’un débat. Je n’ai pas de réponse binaire si ce n’est que les pays qui l’ont mis en place sont aussi touchés par la deuxième vague épidémique que ceux qui ne l’ont pas mis en place”.

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