Covid-19 : "deux clusters à risque" du variant britannique détectés en France

Alors que le Royaume-Uni et l’Ecosse se sont reconfinés ce mardi 5 janvier, pour tenter de limiter la propagation du variant de la Covid-19, la France a fait état ce jeudi 7 janvier de “deux clusters à risque” sur son territoire.

Cette souche du virus, plus transmissible de l’ordre de 50 à 74%, a été détectée dans deux foyers se situant en Bretagne et en Ile-de-France, a annoncé le ministre de la Santé Olivier Véran au cours d’une conférence de presse. Au total, 19 cas de contamination ont été recensés.

Appelé VOC 202012/01, ce variant laisse présager une plus forte pression hospitalière, comme c’est le cas actuellement Outre-Manche, s’il venait à se propager massivement sur le sol français. Des mesures strictes d’isolement et de traçage des contacts ont donc été prises afin de casser les chaînes de contamination.

“Deux clusters à risque” identifiés en Bretagne et en Ile-de-France

  • Rennes en Bretagne

Le premier “cluster à risque” de contamination au variant a été détecté dans un établissement pour personnes âgées près de Rennes, au Pôle Gériatrique Rennais de Chantepie. “Au total, 7 résidents et 2 professionnels présentent une forme variante du virus”, a expliqué le ministre de la Santé, selon qui “les résultats définitifs sont attendus d’ici le début de la semaine prochaine”. 

Ces investigations ont été lancées “à la suite d’un résultat positif au test Covid-19 d’une professionnelle” de cet établissement “présentant une forme variante du virus”. 

  • Bagneux en Ile-de-France

Le deuxième cluster a quant a lui été repéré en Ile-de-France, à Bagneux, chez “une personne travaillant dans deux établissements scolaires”.

Fait préoccupant, “il n’a pas été retrouvé, lors de l’enquête épidémiologique, de notion de voyage ou de contact avec un cas ayant voyagé” au Royaume-Uni, note le ministère de la Santé dans un communiqué. Ce qui laisse supposer que le variant britannique circule déjà dans l’Hexagone. 

“Ce n’est pas la première fois que le variant anglais est dépisté en Ile-de-France, mais c’est en revanche la première fois qu’on ne sait pas comment cette personne a été contaminée par le variant”, confie une source sanitaire au journal Le Parisien ce jeudi 7 janvier.

Les autorités sanitaires vont “proposer un dépistage élargi dans les collectivités scolaires concernées”, indique le ministère de la Santé. Dans le cadre des premières investigations, “d’autres cas de Covid-19 ont été détectés parmi les personnels” mais “l’infection par la variante n’est pas encore confirmée”.  

Une opération de dépistage de grande ampleur

Compte tenu de la situation, une opération de dépistage est mise en place dès ce vendredi pour les personnels volontaires de ces établissements.

“L’objectif est de vérifier que la variante virale ne circule pas dans ces collectivités”, indique le ministère de la Santé. Les parents d’élèves et leurs enfants pourront quant à eux se faire tester dès samedi.

“Nous nous attendons à en identifier davantage”, a prévenu Olivier Véran, assurant prendre la “menace” de ce variant “très au sérieux”. Pour mieux évaluer la présence du variant britannique sur le sol français, “tous les tests PCR douteux” effectués jeudi et vendredi seront séquencés, a-t-il indiqué.

Nous ne voulons pas que ce virus commence à se diffuser sur le territoire. Il donne les mêmes symptômes, il ne donne pas plus souvent de cas graves que le virus qu’on connaît, mais il est plus contagieux”, a détaillé le ministre de la Santé.

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