Covid-19 et troisième dose : pourquoi l’OMS s’oppose toujours aux doses de rappel

Alors que la Haute Autorité de Santé a confirmé son avis favorable à l’injection d’une troisième dose chez les personnes considérées comme à risque dès fin octobre, l’Organisation Mondiale de la Santé, elle, s’oppose toujours à ce rappel de vaccin anti-covid. Voici pourquoi.

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Alors que le retour des élèves à l’école a eu lieu il y a quelques jours, laissant craindre un regain épidémique dans les semaines ou mois à venir, et que le variant Delta circule toujours dans de nombreux pays, la question de la nécessité d’une troisième injection de vaccin anti-covid se pose.

Troisième dose de vaccin anti-covid : la Haute Autorité de Santé l’approuve dès cet automne

“J’attends l’avis de la Haute Autorité de Santé, mais je postule (…) qu’elle nous dira probablement de faire cette troisième injection chez toutes les personnes âgées de 65 ans et plus, qui sont les personnes qui sont traditionnellement appelées à se faire vacciner contre la grippe”, avait indiqué le ministre de la Santé, Olivier Véran à BFMTV fin août.

Depuis, la Haute Autorité de Santé s’est prononcée en faveur d’une troisième dose de vaccin à ARN messager dès cet automne, pour les personnes âgées de plus de 65 ans ou souffrant de comorbités associées à des formes sévères du Covid-19.

La HAS précise que ce rappel pourra être administré aux populations éligibles “à compter de la campagne de vaccination antigrippale prévue fin octobre”.

Vaccin anti-covid : l’OMS s’oppose à l’injection d’une dose de rappel

Si la HAS est donc favorable à l’injection d’une dose de rappel de vaccin anti-covid, en priorité chez les populations à risque, afin de lutter contre le virus qui circule toujours activement, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) s’oppose cependant toujours à cette troisième dose, comme l’a récemment rappelé Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l’OMS.

“Pour l’instant, nous ne souhaitons pas voir une utilisation généralisée des doses de rappel pour les personnes en bonne santé qui sont entièrement vaccinées”, a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse.

La raison ? L’OMS souhaite donner la priorité aux pays pauvres pour les doses actuellement disponibles dans les pays riches, afin de leur donner l’opportunité d’une couverture vaccinale minimum. Il fait référence à au dispositif Covax, lancé pendant la crise sanitaire et qui pour but d’assurer un accès équitable à la vaccination contre le Covid-19.

“Je ne resterai pas silencieux lorsque les entreprises et les pays qui contrôlent l’approvisionnement mondial en vaccins pensent que les pauvres du monde doivent se contenter des restes”, a ajouté Tedros Adhanom Ghebreyesus, au nom de l’OMS, qui espère la vaccination d’au moins 40% de la population mondiale d’ici fin 2021 et 70% d’ici mi 2022.

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