Covid-19 : la vaccination possible dès « le premier trimestre » pour les femmes enceintes

Olivier Véran, ministre de la Santé, a indiqué ce mardi que les femmes enceintes pouvaient se faire vacciner dès le premier trimestre de grossesse.

Jusqu’ici oubliées des nouvelles mesures sanitaires, les femmes enceintes vont pouvoir être vaccinées dès le « premier trimestre » de leur grossesse, a déclaré Olivier Véran ce mardi, alors que les autorités de santé recommandaient jusqu’ici la vaccination à partir du second trimestre, en raison d’un manque de données. Mais aucun risque particulier n’a été observé chez celles ayant malgré tout reçu une dose de vaccin pendant cette période, en particulier lorsqu’elles ne savaient pas encore qu’elles étaient enceintes. 

Le ministre de la Santé a annoncé une liste très restreinte de contre-indications médicales au vaccin. En dehors de trois situations, « qui concernent potentiellement quelques centaines de Français, il n’y a aucune contre-indication au vaccin ARN messager » contre le Covid, « y compris [pour] la grossesse [au] premier trimestre », a déclaré le ministre de la Santé lors de la séance de questions au gouvernement à l’Assemblée nationale. 

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Trois contre-indications 

Une liste de trois contre-indications médicales a été établie, après avis de l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), du comité sur la stratégie vaccinale d’Alain Fischer et du conseil scientifique, a expliqué Olivier Véran. 

La première est le « syndrome PIMS », ou syndrome inflammatoire multi-systémique pédiatrique, une complication « extrêmement rare » qui a touché certains enfants et adolescents à la suite d’une infection par le coronavirus. 

La deuxième concerne « les réactions type myocardite, péricardite et hépatite sévère ayant nécessité une hospitalisation et faisant suite à une première injection de vaccin d’ARNm », a poursuivi le ministre. 

La dernière porte sur les personnes allergiques à l’un des composants du vaccin, le PEG2000, ou polyéthylène glycol, une situation qui « doit concerner à peu près 10 cas dans notre pays », a-t-il assuré. 

Ni la grossesse, « ni les antécédents d’allergie à un antibiotique ou une piqûre d’abeille » ne constituent des contre-indications à la vaccination, a ajouté le ministre. « C’est donc sur cette base-là que des certificats médicaux en bonne et due forme peuvent être reconnus comme des contre-indications et non pas sur un simple avis médical ou pharmaceutique avec des antécédents allergiques », a-t-il insisté. 

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