Covid-19 : le port du masque pourrait réduire la sévérité de la maladie, voici pourquoi

En laissant passer certaines gouttelettes porteuses de virus, le masque pourrait réduire la gravité de la Covid-19 tout en renforçant l’immunité. C’est ce que révèle une nouvelle étude américaine. Explications.

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Le masque protège des gouttelettes de salive potentiellement infectées par le coronavirus, qui constituent le principal vecteur de transmission de la Covid-19. C’est la raison pour laquelle il est désormais obligatoire dans les lieux publics clos et même en extérieur dans de nombreuses villes.

Mais ce dispositif de protection aurait également un autre avantage : il réduirait la gravité de la maladie en renforçant l’immunité. C’est en tout cas ce que suggère une nouvelle étude menée par deux chercheurs de l’Université de Californie à San Francisco (Etats-Unis) et publiée dans le New England Journal of Medicine.

Covid-19 : le masque favoriserait la fabrication d’anticorps

Pour en arriver à une telle conclusion, les scientifiques sont partis du constat suivant : la sévérité de la maladie dépend de l’inoculum viral reçu, autrement dit la quantité de virus inhalée.

Les auteurs de l’étude ont ainsi comparé l’utilisation des masques à la variolation, un procédé d’immunisation contre la variole consistant à inoculer à des sujets sains une forme bénigne de la maladie afin d’aider l’organisme à fabriquer des anticorps. Et pour cause : “puisque les masques filtrent certaines gouttelettes contenant des virus, ils pourraient réduire l’inoculum qu’une personne inhale”, expliquent les chercheurs.

Si cette théorie venait à être confirmée, cette faible dose de virus pourrait aider l’organisme à fabriquer des anticorps et à développer une certaine immunité. Elle pourrait également réduire la gravité de la maladie et de ce fait augmenter le nombre de malades asymptomatiques.

Le port du masque pourrait augmenter le nombre d’asymptomatiques

Pour le prouver, les auteurs de l’étude citent le cas d’un navire argentin, qui a été le théâtre d’une contamination en chaîne. Les passagers portaient des masques chirurgicaux, tandis que le personnel du bateau portait des masques N95, équivalents aux masques FFP2.

Résultat : 81% des personnes contaminées étaient asymptomatiques, contre 20% lors de précédentes épidémies sur des bateaux de croisière durant lesquelles les passagers ne portaient pas de masques.

Si les chercheurs précisent que d’autres études sont nécessaires pour confirmer leur hypothèse, le Dr Emad Arafa, médecin spécialiste de l’immunologie et des allergies à Dubaï, qui n’a pas participé à l’étude, affirme que cette théorie est plausible : “La charge virale peut ne pas être suffisante pour produire une infection avec des symptômes tels que la toux ou la fièvre. Cependant, elle peut toujours provoquer une réaction immunologique dans laquelle des anticorps sont produits par l’organisme”.

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