Covid-19 : l’OMS inquiète à propos d’une mutation du virus dans des élevages de visons

Alors que le Danemark a décidé d’abattre l’ensemble des visons élevés dans le royaume, soit 15 à 17 millions de bêtes, après avoir découvert une série de mutations du virus transmis à l’humain par cet animal, cinq autres pays ont recensés des cas similaires sur leur territoire : les Pays-Bas, l’Espagne, la Suède, l’Italie et les Etats-Unis.

Une situation qui inquiète l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Cette dernière s’est exprimée, ce vendredi 6 novembre 2020 via un un communiqué, sur les risques que cela implique pour l’Homme. 

Une mutation inquiétante du virus

La mutation d’un virus est banale et souvent anodine, selon la communauté scientifique. Mais dans le cas de cette souche, appelée “Cluster 5”, elle entrainerait, d’après les premières études, une moindre efficacité des anticorps humains, ce qui menace la mise au point d’un vaccin contre la Covid-19.

Les résultats préliminaires, note l’OMS, indiquent que cette variante particulière associée au vison, identifiée à la fois chez les visons et dans 12 cas humains, présente une “sensibilité modérément réduite aux anticorps neutralisants”.

Une multiplication de clusters

D’après les données de l’institut danois Statens Serum, 200 personnes ont été infectées dans le Jutland du Nord, et 14 autres en dehors de cette région. Le Danemark l’a alors pratiquement fermée le 5 novembre, sommant les habitants de ne pas la quitter pour stopper toute propagation du virus.

Mais ce vendredi 6 novembre, l’OMS a indiqué que six pays avaient fait état de cas de Covid-19 au sein d’élevages de visons.

“À ce jour, six pays, à savoir le Danemark, les Pays-Bas, l’Espagne, la Suède, l’Italie et les États-Unis ont rapporté des cas de SRAS-CoV-2 chez des élevages de visons auprès de l’Organisation mondiale de la santé animale”, explique l’organisation. De son côté, le Royaume-Uni a annoncé fermer ses frontières aux Danois.

De nombreuses inconnues

L’OMS a par ailleurs rappelé que “bien que l’on pense que le virus soit ancestralement lié aux chauves-souris, l’origine du virus et le ou les hôtes intermédiaires du SRAS-CoV-2 n’ont pas encore été identifiés”. L’organisation demande alors que soit menées de nouvelles études afin de vérifier ces résultats et de comprendre quelles pourraient en être les conséquences sur le développement des traitements et vaccins.

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