Covid-19 : vacciné.e mais recontaminé.e, vais-je développer de nouveaux anticorps ?

Les vaccins anti-Covid-19 réduisent les risques de formes graves de la maladie, mais une réinfection reste possible, même après la vaccination. Interrogée par Cnews, Béhazine Combadière, directrice de recherche à l’Inserm, a indiqué que le système immunitaire produirait à nouveau des anticorps, en cas de nouvelle infection chez une personne vaccinée.

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Près de 63,4% des Français ont complété leur schéma vaccinal, selon la plateforme CovidTracker. Les vaccins Pfizer/BioNTech, Moderna, AstraZeneca et Janssen ont été conçus pour conférer une immunité contre la Covid-19. Les sérums anti-Covid-19 protègent des risques de formes aiguës, d’hospitalisation et de décès, mais il est cependant possible de contracter l’infection après la vaccination.

Une nouvelle contamination à la Covid-19 n’est pas associée à une absence ou à une diminution de l’efficacité d’un vaccin, d’après Béhazine Combadière, directrice de recherche à l’Inserm et membre du Centre d’Immunologie et des Maladies infectieuses de Sorbonne Université. Cette réinfection pourrait être due à “l’état de santé” du patient, à “des maladies-sous jacentes” ou encore à un “facteur génétique”. “Il y a plein de facteurs qui sont responsables de l’hétérogénéité des réponses individuelles”, a confié la spécialiste à Cnews.

Covid-19 : comment expliquer une recontamination après la vaccination ?

Une personne développe généralement des anticorps après avoir terminé son parcours vaccinal, mais “ce n’était pas en quantité suffisante si on est recontaminé”, a expliqué Béhazine Combadière en ajoutant que “comme pour les différentes maladies, des personnes vont répondre fortement [ndlr au vaccin] et d’autres moins”.

Lors d’une réinfection à la Covid-19, le système immunitaire va cependant savoir comment réagir et va fournir une réponse immunitaire adéquate. “Le système immunitaire a gardé la mémoire vaccinale et, de ce fait, il va juste multiplier, c’est-à-dire recréer, les cellules qui ont reconnu [ndlr la substance permettant d’engendrer les anticorps] qui vaincra (le virus)”, a précisé la scientifique.

Il n’existe pas de système immunitaire “non-répondant”, selon la directrice de recherche à l’Inserm. En cas d’une nouvelle contamination, le système immunitaire produit plus de cellules afin de fabriquer à nouveau des anticorps. “C’est comme si on faisait une seconde vaccination”, a-t-elle affirmé.

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