Diprosone : mode d’emploi, posologie et contre-indications de ce dermocorticoïde

Le diprosone est un dermocorticoïde prescrit pour traiter certaines maladies de peau telles que l’eczéma, la dermatite atopique ou encore le psoriasis. Comment l’utiliser ? Existe-t-il des contre-indications ? Quels sont ses effets secondaires ? On fait le point.

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16 millions. C’est le nombre de Français qui souffrent d’une maladie de peau, selon des chiffres dévoilés en 2017 par la Société Française de Dermatologie (SFD). Dans certains cas, des dermocorticoïdes peuvent être prescrits pour soulager ces pathologies. Ces médicaments contiennent un corticoïde destiné à être appliqué sur la peau. L’objectif ? Agir contre l’inflammation, limiter le suintement ou encore calmer les démangeaisons.

Le diprosone, dont la substance active est la béthamétosone, en fait partie : il s’agit d’un corticoïde local d’activité forte, qui se présente sous forme de crème, de pommade ou de lotion. Il n’est pas en vente libre : disponible sur ordonnance, ce médicament est remboursable à hauteur de 65 % par l’Assurance maladie.

Dans quels cas le diprosone peut-il être prescrit ?

Ce dermocorticoïde est indiqué pour traiter certaines maladies de peau, comme l’eczéma de contact, la dermatite atopique ou encore le psoriasis. Il peut également être prescrit par un médecin en cas de lichénification, de dermite séborrhéique – sauf lorsqu’elle touche le visage -, de prurigo, de dyshidrose, de granulome annulaire, de lupus érythémateux discoïde, ou encore pour soulager les démangeaisons causées par les piqûres d’insectes ou par la présence de parasites sous la peau.

Diprosone : comment prendre ce médicament ?

Il est indispensable de suivre la posologie indiquée par votre médecin. A titre indicatif, la posologie usuelle du diprosone est d’une à deux applications par jour en couche mince, suivies d’un léger massage jusqu’à pénétration complète du produit. La durée du traitement – généralement courte – indiquée par votre médecin doit également être respectée à la lettre. Et pour cause : “L’utilisation excessive ou prolongée des corticoïdes locaux peut être à l’origine de manifestations d’hypercorticisme, incluant la maladie de Cushing, note la Base de données publique des médicaments produite par le ministère des Solidarités et de la Santé. Il est également précisé que l’arrêt du traitement doit se faire de façon progressive, en espaçant les applications.

Quelles sont les contre-indications et les précautions d’emploi de ce dermocorticoïde ?

Le diprosone ne doit jamais être utilisé en cas de lésions ulcérées, d’acné, de rosacée, de maladies infectieuses de la peau d’origine virale, bactérienne, mycosique ou parasitaire. Ce médicament ne doit pas non plus être utilisé en cas d’allergie à la substance active, autrement dit la béthamétosone, ou à l’un des autres composants contenus dans ce médicament, à savoir la vaseline, l’alcool cétostéarylique, la paraffine liquide, l’éther monocétylique de polyoxyéthylène glycol 1000, le dihydrogénophosphate de sodium monohydraté, le chlorocrésol, l’acide phosphorique concentré et eau purifiée.

Autre contre-indication : l’application du diprosone sur les paupières, car cela est associé à un risque d’augmentation de la tension intraoculaire et de glaucome.

Ce dermocorticoïde ne doit pas non plus être appliqué chez le nourrisson ni sur le visage, sauf si votre médecin vous l’a prescrit. Il convient de ne pas l’utiliser sur une grande surface de la peau et sous un pansement occlusif. Si vous avez le moindre doute, il est nécessaire de demander l’avis de votre médecin.

Diprosone : existe-t-il un risque d’interaction médicamenteuse ?

Le diprosone est-il compatible avec la prise d’autres médicaments ? “Aux doses recommandées, la bétaméthasone pour usage topique n’est pas susceptible de causer des interactions médicamenteuses significatives d’un point de vue médical”, peut-on lire sur la Base de données publique des médicaments. Il convient cependant d’informer au préalable votre médecin si vous prenez d’autres traitements.

Diprosone : est-il compatible avec une grossesse ?

Le diprosone peut-il être utilisé pendant la grossesse ? S’il est indispensable de demander l’avis de son médecin, le Centre de référence des agents tératogènes (CRAT) indique que “par voie locale, la bétaméthasone (la substance active du diprosone, ndlr) peut être utilisée quel que soit le terme de la grossesse”.

Quid de l’allaitement ? Le CRAT indique qu’il convient d’éviter le contact de l’enfant avec la zone de peau traitée chez la mère. “En cas d’utilisation sur les seins, on nettoiera la peau avant chaque tétée”, est-il précisé. Là encore, il est nécessaire de demander l’avis de son médecin au préalable.

Quels peuvent être les effets secondaires associés au diprosone ?

Des effets indésirables peuvent être associés au diprosone, notamment en cas d’usage prolongé. Parmi eux on retrouve un amincissement et de fragilité de la peau, une dilatation de petits vaisseaux sanguins, l’apparition de vergetures, des poussées d’acné, de l’hypertrichose, des dépigmentations, des infections ou encore une vision floue.

Vous constatez l’apparition d’effets secondaires ? Parlez-en immédiatement à votre médecin. Il est également possible de signaler ces effets indésirables sur le site de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et du réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance.

Sources : le site du Vidal, de la Base de données publique des médicaments, du Répertoire des médicaments de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), du Centre de référence des agents tératogènes (CRAT) et de la Haute Autorité de Santé (HAS).

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