Diverticulite : la liste des aliments à éviter

Douleurs abdominales, fièvre, nausées… La diverticulite est un trouble gastro-intestinal provoqué par une inflammation et/ou une infection des diverticules. Cette affection est généralement sans gravité, mais peut être à l’origine de complications. L’éviction de certains aliments permet notamment de soulager les patients. On fait le point.

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Avec l’âge, des diverticules, des sortes de hernies qui se forment progressivement au sein du côlon sigmoïde et du côlon gauche peuvent apparaître. Ce phénomène est appelé “diverticulose”. Une inflammation et/ou une infection peut se manifester lorsque la paroi d’un des diverticules se rompt. Le patient peut alors être touché par une diverticulite, un trouble gastro-digestif qui peut entraîner une hospitalisation.

Très fréquente chez les personnes âgées, la diverticulite survient chez des individus déjà atteints de diverticulose. Elle est entraînée par la formation d’un trou dans l’un des diverticules. Cette ouverture permet aux bactéries présentes dans l’intestin de s’échapper et donc de provoquer une inflammation et/ou une infection. Un mode de vie sédentaire et un régime alimentaire pauvre en fibres peuvent aussi être à l’origine de cette pathologie.

Diverticulite : quels sont les symptômes de ce trouble gastro-digestif ?

Plusieurs symptômes peuvent alerter sur la diverticulite. Le patient peut notamment souffrir de douleurs ou de sensibilités au niveau de l’abdomen, de fièvre, de nausées et de vomissements. Selon le Manuel MSD, un portail d’informations médicales, cette pathologie ne provoque généralement pas d’hémorragies gastro-intestinales, mais elle peut cependant engendrer des complications.

Un malade touché par la diverticulite peut développer des fistules causées par l’inflammation intestinale. En général, les fistules surviennent lorsqu’un diverticule enflammé au sein du gros intestin adhère à un autre organe comme la vessie. Des abcès peuvent également se former autour d’un diverticule enflammé. Ces derniers entraînent souvent une aggravation de la douleur et de la fièvre. Dans certains cas, une péritonite, une infection de la cavité abdominale, peut apparaître lorsque la paroi d’un des diverticules se rompt.

Comment diagnostiquer et traiter la diverticulite ?

Par rapport aux symptômes, le médecin pose rapidement le diagnostic de la diverticulite, surtout si le patient est déjà touché par la diverticulose. Pour confirmer le diagnostic, le professionnel de santé peut alors réaliser une tomodensitométrie (TDM) de l’abdomen ou du bassin. Une colposcopie peut également être effectuée à la suite du traitement de l’inflammation afin d’écarter la possibilité d’un cancer du côlon.

Dans le cas d’une diverticulite légère, les symptômes s’estompent généralement rapidement. L’affection est souvent traitée depuis le domicile où le patient doit se reposer et consommer uniquement des aliments liquides. La prise orale d’antibiotiques est parfois nécessaire. Environ un à trois mois après la maladie, une colposcopie est réalisée afin d’évaluer l’état du côlon

En cas de diverticulite sévère, le patient est hospitalisé afin de traiter les manifestations aiguës auxquelles il est confronté. Une intervention chirurgicale peut être réalisée en urgence pour traiter un intestin perforé ou une péritonite.

Quels sont les aliments à éviter lors d’une diverticulite ?

Plusieurs précautions sont à suivre en cas d’une diverticulite notamment au niveau du régime alimentaire. Au début de la maladie, il est important de consommer uniquement des aliments sous forme liquide pendant deux à trois jours. Lorsque les symptômes s’atténuent, il est recommandé de reprendre progressivement une alimentation “classique”, mais en limitant les aliments avec une forte teneur en fibres pendant deux à trois semaines. Sur le long terme, le patient peut à nouveau consommer des aliments riches en fibres afin de veiller au bon fonctionnement intestinal et d’éviter les récidives de diverticulite.

Pendant la phase aiguë, plusieurs aliments sont donc à proscrire. C’est notamment le cas :

  • des légumineuses comme les pois, les lentilles, les fèves
  • des noix
  • du beurre d’arachide et du beurre de noix
  • des pâtes alimentaires à base de blé entier,
  • du riz brun
  • du quinoa
  • du sarrasin
  • des brocolis
  • du céleri
  • des choux de Bruxelles
  • du concombre
  • des épinards
  • du maïs
  • du navet
  • de l’oignon
  • de la patate douce
  • des petits pois
  • du radis
  • de la rutabaga
  • de la pomme et de la poire avec des pelures
  • du melon
  • du pruneau
  • de la nectarine

Découvrez les aliments à éviter en cas de diverticulite

Sources : le Manuel MSD, la Société Nationale Française de Gastro-Entérologie

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