Eddy de Pretto, porte-voix de la différence dans son nouvel album "À tous les bâtards"

Quelle place occupe cette voix dans votre vie ?

Je l’ai beaucoup travaillée et j’adore le fait de pouvoir faire passer des messages en chantant. 

Cet album est une réconciliation avec vous, quand même. Il y a un clin d’œil à tante Rosie, quelqu’un qui vous a toujours accompagné. On entend un message vocal qu’elle vous a laissé. On sent que vous aviez besoin de ce lien fort de la famille, de ce soutien, de son regard. 

Pour moi, c’était ma Freak de l’époque. C’était ma bizarre, le monstre de la famille un peu et toute l’exubérance, la liberté qu’elle représentait quand on allait chez elle à Paris me sortaient de tous les carcans auxquels j’ai été confronté H-24. 

Ma tante Rosie m’a inspiré, m’a fait rêver et permis de croire que je pouvais être la personne que j’aurais envie d’être 

à franceinfo

Enfant, à quoi rêviez-vous ?

J’étais dans ma chambre et la vue de ma fenêtre, c’était le Centre commercial Créteil Soleil avec l’enseigne des années 70 et derrière, il y avait le faisceau de la tour Eiffel qui brillait, passait mais au loin, très loin. C’était ma vue et c’étaient tous mes rêves. C’était l’espoir, la conquête de Paris, l’envie de chanter, de partager ma vie et de ne pas chanter que pour ma chambre et pour mes peluches. J’avais des rêves plein la tête. 

La chanson Kid représente quoi pour vous dans ce parcours ? 

On me parle de cette chanson tout le temps. C’est la virilité. C’est le gars qui chante la virilité abusive. Les choses évoluent notamment grâce à cette chanson bien sûr. Notre société évolue dans ce sens-là, en tout cas, je l’espère. Le chemin sera toujours aussi long tant qu’on apprendra à nos enfants que d’être un garçon, c’est comme ça et d’être une fille, c’est comme ça. Oui, ce sera long. 

La chanson qui clôture l’album est très claire Tout vivre. C’est vraiment une tribune. On a besoin de prendre son temps, de se mettre à l’écart surtout pour pouvoir remonter. C’est ce que vous avez eu besoin de faire ? Ça vous a fait du bien ? 

Je tente de vivre les choses les plus intensément possible et la Covid a été un peu étrange pour les vivre intensément. Je suis resté figé pendant deux mois sur mon canapé, assis à jouer à la console, et je l’ai vécu jusqu’au bout du truc ! J’ai joué le jeu. J’essaie intensément des choses, de voir ce que ça provoque en moi. Et pour ça, il faut du temps. 

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