Le diagnostic du syndrome du bébé secoué maintenu

L’association Adikia, qui regroupe plusieurs parents "accusés à tort de maltraitance suite à des erreurs de diagnostic" avait saisit le Conseil d’Etat. Mais les recommandations de la Haute autorité de santé (HAS) concernant la détection des cas du syndrome du bébé secoué sont maintenues.

Des erreurs judiciaires et des parents accusés à tort

Selon l’association Adikia, qui regroupe plus de 130 familles accusées à tort de maltraitance infantile, ces recommandations relatives au syndrome du bébé secoué seraient responsables de nombreuses erreurs judiciaires. Car d’autres cas comme les chutes accidentelles, ou encore les maladies génétiques ne sont pas toujours pris en compte. Résultat : les parents sont accusés d’avoir secoué leur bébé. En février 2020, l’avocat Grégoire Etrillard et l’association Adikia avaient alors saisi le Conseil d’Etat pour réclamer l’abrogation des recommandations de la Haute Autorité de santé. En 2019, il rappelait que les conséquences sont souvent terribles, car “à cause d’un diagnostic présenté comme “certain” et que nul ne peut remettre en cause”, les décisions de justice conduisent “au placement d’enfants, à la séparation d’avec la famille et à la condamnation d’innocents à de lourdes peines”. En effet, les parents sont nombreux à témoigner sur le site de l’association Adikia, comme Denise, dont le fils a été diagnostiqué à tort “bébé secoué” après une chute, ou Bella, innocentée lorsqu’un expert a enfin reconnu l’hydrocéphalie de son fils.

Les recommandations de la HAS concernant le diagnostic des bébés secoués maintenues

Newsletter

Les informations recueillies sont destinées à CCM Benchmark Group pour vous assurer l’envoi de votre newsletter.

Elles seront également utilisées sous réserve des options souscrites, à des fins de ciblage publicitaire.

Vous bénéficiez d’un droit d’accès et de rectification de vos données personnelles, ainsi que celui d’en demander l’effacement dans les limites prévues par la loi.

Vous pouvez également à tout moment revoir vos options en matière de ciblage. En savoir plus sur notre politique de confidentialité.

Voir un exemple

Le Conseil d’Etat a décidé de rejeter la demande de l’association Adikia. “Contrairement à ce qui est soutenu, la recommandation n’indique pas (…) qu’une chute de faible hauteur ne peut occasionner des symptômes similaires à ceux du syndrome du bébé secoué, mais relève que les lésions associées à une telle chute ne peuvent présenter les caractéristiques et la localisation des lésions associées à un secouement” justifie la haute juridiction française. Elle estime par ailleurs que la préconisation des experts de la Haute autorité de santé permettant de mieux diagnostiquer les cas de bébés secoués “ne peut être regardée, au regard des connaissances médicales avérées à la date de la présente décision, comme étant entachée d’erreur manifeste d’appréciation”. 

Source: Lire L’Article Complet