Les bas de contention, le miracle des jambes lourdes

  • Les bas de contention, à quoi ça sert exactement ?
  • Pourquoi porter des bas de contention en avion ?
  • Les bas de contention, à partir de quel âge ?
  • Faut-il porter des bas de contention la nuit ?
  • Chaussettes, collants, bas de contention… Quelle option choisir ?
  • Quel niveau de compression choisir ?
  • Où acheter des bas de contention ?

Jambes douloureuses, chevilles enflées, fourmillements, veines apparentes, varices… Voici autant de signes, plus ou moins sévères, d’une mauvaise circulation sanguine.

Plusieurs facteurs peuvent en être à l’origine : l’hérédité, mais aussi la sédentarité, une grossesse, un long voyage en avion, ou encore, les fortes températures estivales.

“L’été, les veines ont tendance à se dilater sous l’effet de la chaleur, explique Ariel Toledano, médecin vasculaire et auteur de Prenez soin de vos jambes (Éd du Cerf, sortie le 8 septembre 2022). Le sang stagne dans les veines des membres inférieurs et peine à remonter vers le cœur”. On parle alors d’insuffisance veineuse.

Mais bonne nouvelle, il existe une solution pour préserver ses jambes et réduire les chances d’être touché.e par une affection veineuse : les bas de contention. En exerçant une contre-pression sur les jambes, ils améliorent le retour veineux et facilitent la circulation du sang.

Les bas de contention, à quoi ça sert exactement ?

“Les bas de contention ont deux rôles : ils peuvent être portés soit de façon thérapeutique, soit de façon préventive”, indique Ariel Toledano.

Thérapeutiques, les bas de contention soulagent les symptômes de l’insuffisance veineuse : sensations de jambes lourdes, impatience dans les jambes, œdèmes, varicosités et varices…

Ils permettent aussi d’éviter que la situation n’empire, puisque sur le long terme, l’insuffisance veineuse peut entraîner des complications sérieuses telles que des troubles trophiques (ulcère variqueux) ainsi qu’une thrombose veineuse ou phlébite (la formation d’un caillot de sang dans une veine), voire une embolie pulmonaire (obstruction d’une artère pulmonaire par un caillot de sang).

Préventifs, les bas de contention évitent la manifestation d’affections veineuses à des moments de la vie où elles sont susceptibles de survenir.

“C’est notamment le cas lors d’une grossesse, précise le médecin vasculaire. Même s’il n’y a pas d’antécédent particulier, la femme enceinte présente 5 fois plus de risque de faire une phlébite qu’une personne qui n’est pas enceinte. Et les risques sont bien sûr encore plus importants si la future maman est déjà sujette à une mauvaise circulation sanguine”.

En cause ? Les hormones de grossesse qui diminuent l’élasticité des veines, mais aussi l’utérus qui grossit et qui comprime la veine cave inférieure, laquelle est chargée de ramener le sang des jambes vers le cœur. Dès le troisième mois de grossesse et même encore plusieurs semaines après l’accouchement, il est donc recommandé de porter des bas de contention quotidiennement.

Pourquoi porter des bas de contention en avion ?

Vous partez en vacances à l’autre bout du monde ? Il peut également être intéressant de porter des bas de contention lors de vols moyen et long courriers.

“Plusieurs facteurs favorisent une mauvaise circulation sanguine en avion, détaille Ariel Toledano. Il y a d’abord le fait d’être immobile pendant plusieurs heures. Cela favorise la stase veineuse. C’est pour cette raison que l’on recommande souvent de faire des exercices de flexion/extension des chevilles, de mobiliser les mollets, de faire des automassages des jambes… Et puis il y a la pressurisation de la cabine. Cela entraîne une déshydratation : le sang a tendance à coaguler plus vite. On conseille généralement de beaucoup boire dans les avions, justement pour éviter cette sécheresse du corps qui fait que le sang devient moins fluide. Par ailleurs, plus on est en altitude, plus le risque de thrombose est important, car le corps se retrouve exposé à un manque d’oxygène appelé ‘hypoxie’”.

Le risque de thrombose veineuse lors de longs voyages en position assise a même été baptisé “le syndrome de la classe économique”. Il fait référence au manque de place entre les sièges, qui oblige les passagers à rester les jambes coincées pendant de nombreuses heures.

Les bas de contention, à partir de quel âge ?

Et les bas de contention ne sont pas l’apanage des personnes âgées, bien au contraire !

“Il est utile d’en porter dès lors que l’on est à risque, garantit le médecin. Cela peut être dès l’âge de 20 ans, en fonction des antécédents et du mode de vie de chacun”.

Comme vu plus haut, l’été, la grossesse ou encore les voyages en avion peuvent favoriser les troubles de la circulation. Mais d’autres éléments peuvent malheureusement majorer les risques de complications sérieuses, comme la cigarette, combinée avec certaines pilules contraceptives.

“Plus on cumule les facteurs de vulnérabilité, plus il sera indiqué de porter des bas de contention régulièrement”, souligne Ariel Toledano.

Faut-il porter des bas de contention la nuit ?

Porter des bas de contention en journée est suffisant”, assure notre spécialiste.

“Dormir avec ne fait pas partie des recommandations habituelles, sauf dans certains cas très particuliers, comme des patients qui sont hospitalisés et alités parce qu’ils ont été opérés ou qu’ils ont des fractures. Le fait de devoir rester immobile longtemps peut exposer à un risque de phlébite. Dans ce cadre-là, on peut conseiller de porter les bas de contention aussi pendant la nuit à titre préventif, pour éviter des complications et qu’un caillot n’apparaisse dans les veines”.

Chaussettes, collants, bas de contention… Quelle option choisir ?

Il existe plusieurs dispositifs de compression : les chaussettes de contention qui remontent jusqu’à la cheville, les bas de contention qui recouvrent le bas de la jambe jusqu’à la mi-cuisse, et les collants qui remontent jusqu’au ventre.

La solution la plus efficace reste le collant car il exerce une pression active sur l’ensemble des jambes”, affirme le médecin. “Mais ce n’est pas toujours l’option la plus confortable, notamment pour les hommes, alors c’est à chacun de choisir selon son ressenti. »

Côté look, les dispositifs de compression se détachent peu à peu de leur image « vieillotte », grâce à un choix de plus en plus large et des modèles de plus en plus jolis.

Quel niveau de compression choisir ?

Au-delà des différentes formes de compression, il existe aussi plusieurs niveaux de compression. “La contention dite ‘thérapeutique’ présente 4 classes différentes (1,2,3 et 4), vendue sur ordonnance, c’est-à-dire sur prescription médicale”, explique Ariel Toledano. “En fonction de l’état veineux de chaque patient.e, le médecin décidera quelle est la classe idéale”.

La classe 1, légère, équivaut à une contention de maintien; la classe 2, moyenne, est la plus prescrite et soulage les premiers symptômes de l’insuffisance veineuse; la classe 3 exerce une pression plus forte. Elle est prescrite quand la classe 2 ne suffit pas. Enfin, la classe 4, dont la compression est très forte, est rarement prescrite et ne concerne que les problèmes importants comme de gros œdèmes.

“Il existe aussi des contentions de maintien, vendues en libre-service dans les pharmacies, qui ne nécessitent pas d’ordonnance”, ajoute notre expert. “Elles sont plutôt recommandées aux personnes qui n’ont pas de problème et qui veulent juste avoir quelque chose de préventif”.

Où acheter des bas de contention ?

“L’idéal, quand on a une prescription médicale, c’est de se rendre dans des pharmacies possédant un agrément ‘orthopédie’, conseille le médecin. Elles seront vraiment spécialisées et pourront proposer un produit parfaitement adapté à la morphologie du ou de la patient.e, en fonction du périmètre de la cheville et de la longueur de la jambe”.

Quand les bas de contention sont thérapeutiques, la Sécurité Sociale prend généralement en charge 60% des montants de remboursement de base.

Enfin, pour ce qui concerne leur entretien, la plupart des bas de contention peuvent se laver en machine avec un programme délicat à basse température (entre 30°C et 40°C).

Le sèche-linge n’est en revanche pas recommandé. Le repassage est également à éviter, le mieux étant de faire sécher ses bas de contention à plat et à l’air libre.

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