Les quatre huiles essentielles indispensables contre le rhume

L’automne est bien installé, l’hiver arrive à petits pas, et avec lui son lot de virus et refroidissements. Autant prévenir et guérir naturellement, grâce aux huiles essentielles et quelques conseils de pro.

Le rhume est une infection (trop) fréquente, généralement bénigne, du nez et de la gorge, par un virus. Or, les plantes ont développé des propriétés pour s’en débarrasser vite et bien. Pierre Albano Moretti, docteur en pharmacie en Corse, nous livre les secrets de quatre huiles essentielles à utiliser individuellement ou en combinaison, en cas de rhume sévère.

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L’huile essentielle de ravintsara

L’huile de ravintsara (de son nom latin cinnamomum camphora ct cinéole) est un puissant anti-viral, efficace contre le rhume, la rhinopharyngite, la sinusite, la grippe mais aussi contre l’herpès, le zona ou l’hépatite virale. Elle aide à se protéger des affections de la sphère ORL, car elle chasse rapidement les mucosités. Elle est bien tolérée par la peau, même à l’état pur, avec de très faibles risques d’allergie ou réaction.
Mode d’emploi : deux gouttes dans du miel, de l’huile d’olive ou sur un sucre trois fois par jour par voie orale. Chez les enfants à partir de 3 ans, dès que le rhume démarre, mélangez deux gouttes dans une huile végétale et massez sous la voûte plantaire ou sur la face interne des poignets. Si le rhume est installé, passez à une friction le matin sur le plexus, sur le dos l’après-midi et à nouveau sur le thorax le soir. Mettez-en deux à trois gouttes à l’état pur sur la face interne des poignets le matin en prévention si votre entourage est déjà touché par le rhume. On peut également l’associer à l’huile essentielle de niaouli.
Contre-indications : on ne l’utilisera pas chez l’épileptique, ni chez la femme enceinte.

L’huile essentielle de niaouli

Les conseils d’Isabelle Pacchioni (1), experte en aromathérapie

Si l’huile essentielle d’origan compact (2) peut vous aider à ne pas tomber malade à votre tour, elle exerce aussi une action réconfortante et dynamisante bienvenue quand on passe ses journées à soigner les autres. Prendre une goutte sur un comprimé neutre, deux ou trois fois par jour pendant trois ou quatre jours pour tenir debout avec courage ! 
(1) Auteure de Aromathérapia. Tout sur les huiles essentielles, Éd. Aroma Thera, 2014.
(2) Réservé à l’adulte et à l’enfant de plus de 7 ans. Ne convient pas aux femmes enceintes ni allaitantes.

L’huile essentielle de niaouli (de son nom latin melaleuca quinquernevia ct cinéole) est particulièrement efficace contre les infections respiratoires bactériennes ou virales (bronchites, rhumes, sinusites, pharyngites) mais aussi lors d’un début de toux grasse car elle va rapidement désencombrer les voies.
Mode d’emploi : par voie orale, 3 gouttes trois fois par jour dans du miel, de l’huile d’olive, ou sur un sucre, à garder sous la langue en cas d’infections respiratoires et rhume. Sur la peau, mélangez 3 gouttes à une huile végétale neutre (type noyau d’abricot) sur le thorax ou le dos, en alternance, trois fois par jour. Elle peut aussi s’utiliser en inhalation (bien fermer les yeux en respirant) ou en diffusion dans une pièce.
Contre-indication : ne pas utiliser chez les épileptiques, les enfants, ni chez la femme enceinte.

L’huile essentielle de sapin baumier

L’huile de sapin baumier (de son nom latin abies balsamea ct béta-pinène) est très efficace à son effet antiseptique qui libère les voies respiratoires. On l’utilise en particulier pour vaincre un rhume, une sinusite, une bronchite ou une mauvaise toux.

Mode d’emploi : frictionnez trois gouttes sur le thorax diluées dans une huile végétale de noisette (ou neutre). Par voie orale, prenez deux gouttes par jour sur un sucre, dans de l’huile d’olive ou du miel. Chez l’enfant à partir de 7 ans, comptez 3 gouttes par jour en trois prises par voie orale. Pour les adultes uniquement, on peut l’utiliser en inhalation (2-3 gouttes sur un mouchoir), en diffusion dans une pièce ou encore dans le bain, mélangée à une base neutre.
Contre-indication : il faut bien la diluer à 20 % dans une huile végétale avant application sur la peau, elle peut irriter. Faites un test au niveau du pli du coude avant toute utilisation. Ne pas utiliser chez l’enfant de moins de 3 ans sur la peau, ni chez l’enfant de moins de 7 ans par voie orale. Les personnes asthmatiques ne doivent ne pas l’utiliser par voie orale, et elle est déconseillée aux épileptiques et femmes enceintes.

L’huile essentielle de palmarosa

L’huile de palmarosa (en latin cymbopogon martini var. motia) combine un effet apaisant et une douce odeur de rose. C’est une arme idéale lors d’une infection virale suivie d’une infection bactérienne : nez encombré, sinusite, bronchite, rhinopharyngite ou otite. Elle présente aussi l’avantage de combattre la fatigue et le stress.
Mode d’emploi : sur les enfants de 3 à 7 ans, une application cutanée trois fois par jour en friction (2-3 gouttes dans une huile végétale neutre) sur le thorax le matin, le dos le midi et à nouveau le thorax le soir. Chez les adultes, par voie orale, 2-3 gouttes matin, midi et soir sur un sucre, dans de l’huile d’olive ou du miel. On peut la mixer avec les huiles précédentes pour encore plus d’efficacité.
Contre-indication : ne pas utiliser chez la femme enceinte.

* Initialement publié en 2017, cet article a fait l’objet d’une mise à jour.

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