Les règles sanitaires me rendent dingues, comment relâcher la pression ?

Lors du premier confinement, nous avons applaudi les soignants tous les soirs à 20 heures, découvert les joies des apéros en visio, essayé de prendre soin des personnes âgées de notre immeuble… Un an plus tard, la « fatigue pandémique » s’est installée et pèse sur notre moral.

Selon une récente enquête réalisée par le Comité international de la Croix-Rouge dans sept pays, 51 % des personnes interrogées estiment que la pandémie de Covid-19 a des effets négatifs sur leur santé mentale. « Notre équilibre repose sur les liens sociaux, l’activité physique ou encore la liberté de découvrir notre environnement. En réduisant tout cela, le Covid génère un certain mal-être. Pour ceux qui étaient déjà fragiles, cela peut être pire : troubles du sommeil, dépression, stress post-traumatique », commente le psychiatre Nicolas Franck, auteur de Covid-19 et détresse psychologique, (éd. Odile Jacob). Si vous vous sentez irritable, c’est normal ! Mais ce n’est pas une raison pour vous laisser miner par la sinistrose ambiante. Décryptage et conseils.

Pourquoi c’est si dur ?

Masque, attestation de sortie, gel hydroalcoolique… Même pour aller acheter le pain, il faut planifier sa sortie ! Les règles sanitaires pèsent sur notre charge mentale, limitent nos déplacements et nos distractions, nous font vivre aussi dans un monde de suspicion, où nous devons nous protéger les uns des autres avec les fameux gestes barrières.

L’étude qui va (peut-être) nous consoler

Masque, limitations dans les transports ou suivi numérique par le biais d’une application sont acceptés par les Français. En revanche, nous contestons les semaines supplémentaires de confinement, la fermeture des restaurants et des bars ou encore la restriction excessive des déplacements pour les loisirs… La palme du civisme revient aux plus de 60 ans, tranche d’âge la plus respectueuse des règles sanitaires et la plus touchée par le virus, selon une étude de The Lancet Public Health, publiée en décembre 2020.

La question à se poser pour relâcher la pression

Quel rapport entretiens-je avec les règles, les contraintes ? Certains se sentent infantilisés, “fliqués” dans leurs libertés les plus élémentaires, alors que d’autres appliquent sans moufter les mesures imposées. Interroger son histoire aide parfois à mieux comprendre ses réactions.

Les bonnes parades

Essayez de changer de regard sur ces obligations passagères, de moins les subir… « Aussi pénibles soient-elles, ces règles ont un sens : protéger nos aînés, rappelle le psychiatre Nicolas Franck. S’en souvenir permet de mieux les supporter, de retrouver aussi des perspectives, l’impression d’avoir une maîtrise sur les événements, ce qui est essentiel pour la santé mentale. »

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