Mammographie : attention aux idées reçues

Appréhension, rumeurs… trop de femmes gardent encore une certaine défiance envers cet examen certes imparfait, mais qui reste essentiel pour dépister le cancer du sein.

Une autopalpation régulière des seins suffit

Faux  La palpation permet de sentir des boules qui peuvent se révéler bénignes… ou non. « S’il s’agit d’une tumeur, elle est déjà constituée, souligne le Dr Nasrine Callet, gynécologue et oncologue à l’Institut Curie. Alors que la mammographie décèle des anomalies avant ce stade ». Un atout quand on sait que plus la lésion est petite, meilleur sera le pronostic. Un cancer du sein dépisté à un stade précoce guérit dans 99 % des cas, contre 26 % s’il l’est à un stade avancé. « La mammographie reste le seul examen à pouvoir mettre en évidence des microcalcifications pouvant révéler des cancers débutants », complète le Dr Corinne Balleyguier, chef du département d’imagerie médicale à l’Institut Gustave-Roussy. La palpation reste toutefois indispensable pour détecter le développement d’une masse suspecte entre deux examens ou pour vérifier l’arrière du mamelon et l’aisselle, moins clairs sur la mammographie.

Elle ne suffit pas si l’on a les seins denses 

Vrai – Les glandes mammaires développées offrent une image plus difficile à interpréter. « Elles présentent des boules que l’on peut sentir à la palpation, mais qui sont susceptibles de masquer des anomalies sur la mammographie », indique le Dr Callet. Il faut, dans ce cas, la compléter par une échographie.

Une mammographie, ça fait forcément mal aux seins

Faux – Lors de l’examen, chaque sein se retrouve comprimé entre deux plaques pour faire apparaître ses différentes structures, sans impact sur la forme du sein. Le but : obtenir une bonne lisibilité en délivrant le moins de rayons possible. C’est parfois désagréable, surtout si l’on fait la mammographie durant les règles. L’examen complet dure entre cinq et sept minutes, après quoi la peau et le sein reprennent leur aspect initial. Avec les nouveaux mammographes, l’examen ne doit plus être douloureux. « Les plaques de compression épousent mieux la forme du sein et le compriment de façon progressive, détaille le Dr Balleyguier. Il existe aussi des systèmes d’autocompression, gérés par la personne elle-même ». Leur usage a montré que les patientes avaient tendance à presser davantage que le manipulateur l’aurait fait, avec un ressenti moins désagréable !

Elle engendre des surdiagnostics et des traitements inutiles

Vrai et Faux – La grande précision des appareils conduit à détecter des lésions de plus en plus petites et précoces. Des traitements invasifs sont parfois réalisés sur des tumeurs peu agressives qui n’auraient peut-être pas évolué. Le problème ? En l’état actuel des connaissances, il est impossible de prévoir l’évolution d’une tumeur débutante. « Le surdiagnostic représente environ 11 % des interventions chirurgicales », précise le Dr Balleyguier. Autrement dit, pour près de 90 % des femmes opérées pour un cancer du sein, la mammographie est utile et peut même sauver la vie. Des recherches sont cependant menées pour tâcher de réduire le surdiagnostic ou, au moins, de limiter la chirurgie et les traitements associés pour certains types de tumeurs qui semblent évoluer moins souvent.

A cause des rayons X, elle n’est pas sans risque

Vidéo: FEMME ACTUELLE – Brigitte Macron cas contact : dans quelles circonstances a-t-elle été exposée au virus (Femme Actuelle)

  • FEMME ACTUELLE – le discours poignant d'Emmanuel Macron lors de l'hommage rendu à Samuel Paty

    Femme Actuelle

  • FEMME ACTUELLE – Bernard Tapie très malade : il teste un nouveau traitement "quasi expérimental"

    Femme Actuelle

  • FEMME ACTUELLE – Bernard Tapie très malade : il teste un nouveau traitement "quasi expérimental"

    Femme Actuelle

  • FEMME ACTUELLE – Charles Aznavour : ce cadeau inestimable qu'il a légué à Dany Brillant

    Femme Actuelle

  • FEMME ACTUELLE -Lara Fabian accuse Céline Dion d'avoir saboté sa carrière aux États-Unis

    Femme Actuelle

  • FEMME ACTUELLE – Tiphaine Auzière : la fille de Brigitte Macron critiquée sur ses fréquentations

    Femme Actuelle

  • FEMME ACTUELLE – "La France a un incroyable talent" : une candidate crée le malaise en dévoilant ses parties intimes

    Femme Actuelle

  • FEMME ACTUELLE – Nathalie Marquay-Pernaut : sa réponse cash à la violente sortie de Laurent Ruquier

    Femme Actuelle

  • FEMME ACTUELLE – Nathalie Marquay-Pernaut : sa réponse à la violente sortie de Laurent Ruquier

    Femme Actuelle

  • FEMME ACTUELLE – “Dix pour cent” : avec qui les acteurs sont-ils en couple dans la vraie vie ?

    Femme Actuelle

  • FEMME ACTUELLE – Marion Maréchal : la mort de son premier amour a été “un choc”

    Femme Actuelle

  • FEMME ACTUELLE – 3 exercices de respiration pendant le premier trimestre de grossesse

    Femme Actuelle

  • SIMONE : Géraldine Dormoy nous parle de son cancer du sein

    Femme Actuelle

  • FEMME ACTUELLE – Nordahl Lelandais “méconnaissable” : une plainte jugée “indécente” par le parquet

    Femme Actuelle

  • FEMME ACTUELLE – Sheila : son évolution physique en images

    Femme Actuelle

  • FEMME ACTUELLE – Philippe Geluck donne des nouvelles de son ami Michel Drucker : "il a eu une opération à coeur ouvert"

    Femme Actuelle


  • FEMME ACTUELLE – le discours poignant d'Emmanuel Macron lors de l'hommage rendu à Samuel Paty
    FEMME ACTUELLE – le discours poignant d'Emmanuel Macron lors de l'hommage rendu à Samuel Paty


    Femme Actuelle


  • FEMME ACTUELLE – Bernard Tapie très malade : il teste un nouveau traitement "quasi expérimental"
    FEMME ACTUELLE – Bernard Tapie très malade : il teste un nouveau traitement "quasi expérimental"


    Femme Actuelle


  • FEMME ACTUELLE – Bernard Tapie très malade : il teste un nouveau traitement "quasi expérimental"
    FEMME ACTUELLE – Bernard Tapie très malade : il teste un nouveau traitement "quasi expérimental"


    Femme Actuelle

VIDÉO SUIVANTE

Vrai, mais… – Comme toute radiographie, la mammographie délivre des rayons X qui peuvent provoquer des cancers. « Cela concerne surtout les doses très élevées ou les femmes avant 30 ans », souligne le Dr Balleyguier. Or les mammographes délivrent peu de rayons, et jusqu’à cinq fois moins qu’il y a dix ans. Le risque de cancer radio-induit par mammographie serait de l’ordre de dix cas pour cent mille femmes réalisant l’examen tous les deux ans. « Alors que la mammographie bisannuelle permet d’éviter un nombre de décès bien supérieur. Son rapport entre bénéfices et risques est largement positif », conclut le Dr Callet. Une vaste étude est cependant en cours pour étudier la possibilité de personnaliser le parcours de dépistage selon les facteurs de risques de cancer du sein de chaque femme. Cela pourrait conduire les recommandations à évoluer et à réduire le nombre de mammographies pour certaines d’entre elles.

Elle est contre-indiquée si l’on porte des prothèses 

Faux – La mammographie est possible avec des prothèses mammaires, il faut simplement prévenir le radiologue. Le manipulateur doit alors repousser un peu l’implant pour mieux voir le sein et réaliser un cliché supplémentaire en oblique. Le risque de rupture de la prothèse est infime, sauf si l’implant est abîmé. Pour écarter tout danger, une échographie est proposée en amont pour vérifier l’intégrité des prothèses. Le radiologue se tournera plutôt vers l’IRM s’il détecte un problème. Une étude américaine de l’université de Washington a montré que l’implant n’empêchait pas le diagnostic du cancer du sein. Il réduit cependant le taux de détection : 77,8 % contre 90,7 % pour les seins sans implant.

On n’est pas obligé d’attendre 50 ans pour en faire une

Vrai – Si la très grande majorité des tumeurs malignes survient après 50 ans, cela ne signifie pas qu’il ne faut rien faire avant. « S’il existe un risque familial – mère ou grand-mère touchée par le cancer du sein – ou une boule suspecte qui persiste après les règles, on doit consulter son gynécologue et effectuer une mammographie, s’il le juge nécessaire », confirme le Dr Callet.

Le nombre de cancers du sein ne baisse pas malgré le dépistage 

Vrai et Faux – On dénombre effectivement toujours autant de malades. Mais, parallèlement, le nombre de femmes examinées entre 50 et 74ans –âge du dépistage organisé – s’est, lui, fortement accru ces dernières années. « L’incidence du cancer du sein a également augmenté à cause de facteurs favorisants comme la sédentarité ou encore le surpoids », fait remarquer le Dr Balleyguier. Il faut aussi retenir

que le dépistage ne sert pas à réduire le nombre de cancers, mais à les détecter plus tôt, afin de mieux les soigner. Le chiffre important à analyser et à scruter est celui de la mortalité qui, lui, est en baisse.

Bien se préparer à l’examen 

Choisir son moment Si l’on n’est pas ménopausée, il vaut mieux prévoir de venir au tout début de son cycle. C’est moins douloureux qu’au moment des règles et il y a moins de risques de boules bénignes pouvant générer des faux positifs. 

Apporter ses clichés précédents Ceux-ci représentent un point de comparaison précieux pour le radiologue.

Ne pas appliquer… de crème, de parfum, de déodorant sous les aisselles et sur les seins. 

S’habiller de façon pratique Un haut séparé du bas sera toujours plus commode qu’une robe ou une combinaison lorsqu’il faudra dénuder ses seins.

Le dépistage organisé, ça marche !

Il permet à toutes les femmes de 50 à 74 ans de réaliser une mammographie gratuitement tous les deux ans. Une invitation est envoyée par courrier. On peut ensuite choisir un radiologue agréé sur une liste et prendre rendez-vous. Depuis 2004, ce dépistage a contribué à réduire la mortalité par cancer du sein de 20 % environ.

>A découvrir également : La fibrillation atriale, vous connaissez ?

Source: Lire L’Article Complet