Médicaments contre le mal de gorge, anti-rhume… Ils ont trop d’effets indésirables !

60 Millions de consommateurs, en association avec la revue Prescrire, a enquêté sur les médicaments sans ordonnance et dévoile ses résultats dans un hors-série (en kiosque actuellement). Zoom sur les produits contre la toux et anti-rhume.

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Ce n’est pas parce qu’un médicament est en vente libre qu’il n’est pas dangereux. Dans son nouveau hors-série, “Médicaments sans ordonnance”, 60 Millions de consommateurs pointe en particulier du doigt les produits – en vente libre – qui promettent de soulager la toux ou le mal de gorge. Ces antiseptiques, anesthésiques et autres fluidifiants bronchiques peuvent en effet entraîner de nombreux effets indésirables (urticaire, difficultés respiratoires…) et un risque de fausse route. Or, comme le souligne cette enquête : “au-delà de l’effet placebo des antiseptiques, aucune action sur la douleur à la déglutition ou sur l’accélération de la guérison n’a été prouvée”. Pour soulager la douleur, mieux vaut opter pour des solutions naturelles (et moins chères) : le traditionnel miel, en cuillerée ou en confiserie à sucer, et bien penser à s’hydrater avec des boissons chaudes (au miel, au citron) ou encore boire du jus d’ananas, qui contient de la bromélaïne à l’action anti-inflammatoire.

Les antirhumes, à éviter aussi

Très consommés durant l’hiver, ils contiennent des vasoconstricteurs entraînant un risque d’effets indésirables rares mais graves, en particulier cardio-vasculaires et neurologiques, notamment infarctus du myocarde et accident vasculaire cérébral ischémique. Parmi les médicaments régulièrement mis en cause, les plus dangereux sont sans doute les cocktails antirhume, comme Dolirhume, RhinAdvil rhume, Actifed rhume, Nurofen rhume… Ces produits contiennent du paracétamol ou de l’ibuprofène (relayés d’ailleurs derrière le comptoir du pharmacien depuis janvier dernier), des antihistaminiques et de la pseudoéphédrine, une molécule à effet vasoconstricteur potentiellement nocive.

Depuis janvier 2020, pour mieux informer les patients (mais aussi les pharmaciens) des risques encourus, l’ANSM leur délivre d’ailleurs une fiche d’information présentant les recommandations de bon usage des vasoconstricteurs, leurs risques ainsi que les conseils en cas de rhume, via le pharmacien, lors de la délivrance des dits médicaments.

En effet, de nombreuses personnes ne prennent pas très au sérieux ces traitements sans ordonnance et, en l’absence de prescription, ne respectent pas les recommandations de base. Le mésusage constaté par l’ANSM concerne majoritairement une utilisation prolongée de ces molécules (au-delà de 5 jours), une mauvaise association ou un surdosage (l’utilisation d’un vasoconstricteur par voie orale et par voie nasale simultanément) ou encore le non-respect des contre-indications figurant sur la notice.

Si ces médicaments assurent un certain confort, ils ne permettent généralement pas de guérir plus vite. Rappelez-vous : un rhume non traité dure une semaine et un rhume traité dure… 7 jours !

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