On a trouvé le nouveau bar à cocktails le plus cool de Paris (et en plus c'est sur un rooftop)

Garée devant l’Hôtel de Crillon, A Rosewood Hotel, une camionnette Citroën type H vintage des années 60, parée aux couleurs du palace, pour compléter une collection comptant déjà une DS Pallas et une CX Prestige. Matthieu Carlin, chef pâtissier de l’hôtel, y a installé son laboratoire de pâtisserie au début de l’été – création signature : la gaufrette glacée et ses toppings. Ce soir-là, aux pieds des Champs-Elysées, un homme apprêté sans l’être regrette que d’autres badauds aient eu l’idée de venir avant lui, les plaçant forcément devant dans la file d’attente. L’accueil pour le rooftop se fait à l’entrée du palace parisien, de 17h à 23h, sans réservation, pour maintenir un nombre maximum de personnes sur place et garantir la distanciation sociale – bien qu’en plein air, le port du masque est obligatoire pour tous les déplacements sur la terrasse. 

Pour mieux comprendre : depuis le 24 août, l’Hôtel de Crillon, inauguré en 1909 (l’un des palaces les plus anciens au monde), ouvre au public l’accès à la terrasse d’une de ses suites emblématiques. La Suite Bernstein, perchée au sixième et dernier étage de l’hôtel, surplombe la place de la Concorde, offrant depuis son rooftop de 200m2 un panorama à 180° sur quelques-uns des plus beaux monuments de la capitale comme la Tour Eiffel et le Grand Palais. “Bonsoir Paris” (!!!), c’est comme ça qu’ils ont baptisé l’endroit. “J’avais entendu dire que l’Hôtel de Crillon s’ouvrait aux Parisiens, visiblement ce n’est pas le cas !”, regrette l’homme d’une cinquantaine d’années, faussement éconduit par un personnel impassible à ses attaques mais toujours agréable. Il a au moins raison sur un point : les habitants de la capitale sont désormais les bienvenus. “De par sa situation géographique et son histoire, l’Hôtel de Crillon a toujours attiré une clientèle locale et internationale, explique Vincent Billiard, Directeur Général du palace. Cependant, la reprise progressive de l’activité et les nombreuses restrictions de voyage encore en place ont renforcé notre souhait de faire (re)découvrir l’Hôtel de Crillon à la clientèle parisienne.” 

Après 45 minutes d’attente, et un passage par le Jardin d’Hiver pour patienter sans faire d’esclandre, les portes de l’ascenseur s’ouvrent sur le “hall” d’entrée de la suite. Une serveuse en tailleur nous attend, toutes dents blanches dehors. Elle nous souhaite aimablement la bienvenue en nous appelant par notre nom, nous conduit à notre table en souriant, toujours, et nous fait remarquer en route deux marches encombrantes qui, si on ne fait pas attention, pourraient s’avérer fatale pour notre crédibilité. Au mange debout, le menu alambiqué a été remplacé par une sorte de carte touristique illustrée qui met en scène dix cocktails signatures qui correspondent, chacun, à un endroit réputé de Paris. Les saveurs des différentes recettes sont censées raconter l’histoire de ces sites authentiques. “La nouvelle carte de cocktails signature du bar Les Ambassadeurs a été imaginée par l’équipe du bar afin de dessiner un trait d’union audacieux entre le patrimoine culturel unique de Paris, la créativité impertinente des œuvres de street art de la capitale et le talent de nos mixologues”, raconte Vincent Billiard. Il ajoute : “C’est une façon innovante de souligner l’ancrage profond et éternel de l’Hôtel de Crillon dans la vie culturelle et artistique parisienne, d’hier à aujourd’hui.” À becqueter pour ne pas boire le ventre vide : des tartines à partager autour de légumes de saison et de charcuteries cuisinées par Boris Campanella, le Chef Exécutif, et d’autres sucrées sorties de l’imaginaire de Matthieu Carlin. Pendant les cinq mois de fermeture de l’hôtel, les deux chefs sont restés très actifs, sur les réseaux sociaux notamment où ils ont proposé des cours de cuisine en live et des recettes à leurs abonnés. Pour Boris Campanella, la période a aussi été l’occasion de se consacrer au Refettorio, le restaurant solidaire de Massimo Bottura, place de la Madeleine. 

La fermeture, justement : “Dans le contexte sanitaire de mars, la fermeture s’imposait afin de garantir la sécurité et la santé de nos hôtes ainsi que celle de nos collaborateurs, relate Vincent Billiard. Nous avons pu prendre cette décision sereinement car nous avons la chance d’avoir pu bénéficier des aides gouvernementales visant à sauvegarder le secteur touristique avec la mise en place du chômage partiel notamment.” Quand les clients ne sont pas là, les employés de palace dansent ? “L’hôtel n’est pas resté vide et de nombreux projets ont vu le jour, continue le Directeur Général de l’Hôtel de Crillon. Notre souhait principal étant de garder le contact avec la clientèle parisienne, nous avons mis en place un Ice-Cream Truck devant l’hôtel, un véritable succès. Par ailleurs, une équipe restreinte a également veillé au bon fonctionnement de l’hôtel (service de sécurité, service technique, mise en place de protocoles sanitaires) afin d’être opérationnels en vue de la réouverture le 24 août dernier. Celle-ci s’est faite de manière progressive et dans le respect des règles sanitaires mais nous avons souhaité envoyer un signal fort et positif à l’international concernant la reprise du tourisme de luxe et d’affaires à Paris. Pendant les 5 mois de fermeture, nous avons étudié avec minutie les protocoles sanitaires à mettre en place dans le cadre de notre réouverture. Ces mesures sanitaires étant mouvantes et évoluant très rapidement, nous devons avoir une grande capacité d’adaptation et de réactivité car il est difficile d’anticiper l’évolution de la situation sanitaire.” 

Depuis quelques semaines, le palace a renforcé les procédures de nettoyage et de désinfection, notamment aux points de contact élevés (lobby, sanitaires publics, ascenseurs…), mais aussi dans tous les filtres à air et systèmes de climatisation, investi dans de nouveaux outils tels que les pistolets électrostatiques, les fumigènes et la lumière UV-C afin de permettre une désinfection complète de l’ensemble des espaces, mis en place de nouveaux protocoles en chambre avec, par exemple, le respect d’une pause de 24 heures entre chaque séjour permettant de nettoyer et d’aseptiser la pièce entièrement, privilégié les interactions “sans contact”, installé des parois en plexiglas et des distributeurs de gel hydroalcoolique un peu partout et imaginé des itinéraires de circulation particuliers. Surtout, le groupe Rosewood Hotels & Resorts dont fait partie l’hôtel, a mis en place à l’international le programme Commitment to Care : “Il regroupe les protocoles à respecter en matière de santé et de sécurité dans l’ensemble des propriétés Rosewood, traduit Vincent Billiard. Celui-ci a été établi en accord avec des experts locaux et internationaux dans le secteur de la santé, dont l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). En renforçant des protocoles déjà rigoureux en termes de santé et de sécurité, nous souhaitons, à l’échelle du groupe, garantir personnellement le bien-être de nos collaborateurs et de nos hôtes, dès l’instant où la réservation est confirmée et ce jusqu’au départ.” Là, perchés au dernier étage de l’établissement, face à la Tour Eiffel, on oublierait presque la crise sanitaire qui dévaste le monde en contre-bas, à cela près que sur la table ont été délicatement glissés des pochettes en carton protège-masque.

Tous les soirs de 17h à 23h.

10 place de la Concorde, 75008 Paris

rosewoodhotels.com

Vidéo: Notre-Dame de Paris: reprise des visites guidées autour de la cathédrale (Le Figaro)

  • Elle découvre de l'alcool datant de la prohibition

    KameraOne

  • L'ouragan Sally touche terre dans le sud-est des Etats-Unis

    AFP

  • Un Malaisien de 74 ans nettoie les plages des bouteilles en verre

    AFP

  • Ils marchent près d'un ours sauvage, l'animal attaque

    KameraOne

  • Covid-19: «81 établissements» et «2 100 classes sont fermées», affirme Jean-Michel Blanquer

    Le Figaro

  • Oregon : un drone filme les ravages causés par les feux de forêt

    KameraOne

  • Israël: magasins et voitures endommagés après des roquettes depuis la bande de Gaza

    AFP

  • Grèce: des milliers de demandeurs d'asile toujours sans abri après les incendies de Moria

    AFP

  • "C'est grave": à Portland, une dangereuse pollution causée par les feux

    AFP

  • Forte pollution à Paris, mais la tendance est à la baisse (Airparif)

    AFP

  • Après le confinement, «Paris respire mieux», affirme Airparif

    Le Figaro

  • Une chute de pierres a eu lieu sur une montagne de Chamonix

    BuzzVideos

  • Un pélican sauvé de la mer devient la mascotte d'un restaurant

    KameraOne

  • L'Union européenne «à un moment décisif» de ses relations avec la Turquie, selon Josep Borrell

    Le Figaro


  • Elle découvre de l'alcool datant de la prohibition
    Surprise lors de la rénovation d'une maison à Seattle. Un stock d'alcool de contrebande a été trouvé caché dans un mur. Il s'agit très certainement de bouteilles datant de la période de la prohibition aux États-Unis.


    KameraOne


  • L'ouragan Sally touche terre dans le sud-est des Etats-Unis
    L'ouragan Sally touche terre à Pascagoula, MS, sur la côte sud des États-Unis. Renforcé en catégorie 2, sur une échelle qui en compte 5, Sally a atterri à 04h45 (09h45 GMT) à Gulf Shores, une localité de l'Etat d'Alabama, accompagné de vents soufflant jusqu'à 165 km/h, selon le dernier bulletin diffusé par le Centre national des ouragans (NHC). IMAGES


    AFP


  • Un Malaisien de 74 ans nettoie les plages des bouteilles en verre
    Un Malaisien de 74 ans s'est efforcé de débarrasser les plages du pays des bouteilles en verre, ce qui a donné lieu à une collection de milliers de bouteilles, aujourd'hui exposées dans un musée coloré en bord de mer. Depuis 15 ans, Tengku Mohamad Ali Mansor s'est donné pour mission de rassembler les bouteilles échouées sur la côte de la mer de Chine méridionale, en Malaisie.


    AFP

VIDÉO SUIVANTE
Source: Lire L’Article Complet