Petermann Bédat, le nouveau talent de l'horlogerie à connaître d'urgence

En à peine une semaine, le duo de jeunes horlogers qui se cache derrière la manufacture Petermann Bédat s’est vu propulsé dans la lumière avec leur première montre. Une «seconde morte» au charme rétro qui a raflé le Horological Revelation Prize du Grand Prix d’Horlogerie de Genève.

C’est la soirée qui fait battre le tempo d’un secteur tout entier. Le 12 novembre dernier, le GPHG (Grand Prix de l’Horlogerie de Genève) a récompensé ceux qui auront bravé les tempêtes d’une année résolument singulière pour dévoiler leurs garde-temps inventifs. Sur le haut du podium, Piaget, lauréat de l’Aiguille d’Or avec son record de finesse pour l’Altiplano Ultimate Concept, mais aussi Breitling pour sa Superocean Automatic 48 Boutique Edition et sa Superocean Heritage ’57 Limited Edition II ou encore Bulgari récompensé du Iconic Watch Prize pour son Aluminium Chronograph. Parmi ces grands noms de l’horlogerie suisse, il y en a un qui faisait office de challenger. Un visage de cette nouvelle garde passionnée et hautement inventive dont le nom va désormais se répandre comme une traînée de poudre depuis qu’ils ont décroché le Horological Revelation Prize : Petermann Bédat.

Temps fort

Zoom sur le mécanisme de la Ref 1967 de Petermann Bédat.

Aux commandes ? Gaël Petermann et Florian Bédat, un duo d’amis qui n’a pas encore 30 ans, inséparables depuis leurs années sur les bancs de l’école horlogère de Glashütte. Installés depuis à Renens en Suisse, ils se penchent sur leur premier mouvement, le 1967, réalisé avec le maître horloger Dominique Renaud. Si le design se veut rétro, piqué d’influences sixties bien choisies, c’est l’éclat de ces rubis magnétiques qui arrête le regard. Un jeu de mécanique traditionnellement dissimulé aux yeux de tous, qui s’offre ici une percée graphique sur ce cadran 39 mm, sans pour autant sombrer dans un squelettage complet. Un charme renforcé par le rythme frénétique de cette seconde dite morte (dead beat en anglais) car sautante. Une jolie percée dans un milieu feutré dont les frontières ne cessent d’être challengées par une vague de virtuoses avides de faire entendre leur voix.

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