Poussez-vous, je suis la PlayStation 5 et je vais écraser le game

  • La nouvelle PlayStation 5 est proposée à partir de jeudi dans deux versions, une classique avec lecteur Blu-ray à 499€ et une « Digital Edition » sans lecteur à 399€.
  • A part leur look, les PS5 et Xbox Series offre peu ou prou la même puissance, la même image… Et la même expérience ?
  • PlayStation ne mise pas (encore) tout sur l’abonnement et le streaming, et préfère capitaliser sur ces jeux exclusifs : Spider-Man, Demon’s Souls

Comme nous l’écrivions lors du lancement de la nouvelle Xbox la semaine dernière, on aurait pu croire que les consoles next gen allaient moins faire l’événement, du fait des machines de mi-génération et du développement du jeu en streaming. Mais non, les Xbox Series X|S et
PlayStation 5 rythment l’actualité jeu vidéo, les discussions… et même les ventes ? Phil Specter, le patron de Xbox, affirme qu’il s’agit du meilleur lancement de l’histoire de la marque, sans donner de chiffres. Mais il faudra au moins ça pour espérer combler la distance avec PlayStation sur cette nouvelle génération, car, rappelons-le, il s’est vendu deux fois plus de PS4 que de Xbox One.
Déjà disponible dans une partie du monde, la PlayStation 5, elle, débarque jeudi en France, tel le vaisseau spatial d’Independence Day.

Plus gros le jeu vidéo

L’analogie tient autant à sa capacité à faire de l’ombre à la concurrence, à exploser les ventes, qu’à son look. A côté de la sobriété et la discrétion des Xbox Series, Sony fait un choix opposé, tranché, avec des lignes futuristes et des dimensions bibliques. On exagère (à peine), mais voilà, la PS5 est grosse, énorme, que ce soit dans sa version classique ou dans sa « Digital Edition », sans lecteur Blu-ray et plus profilée. Mais il ne s’agit pas que de cosmétique, ce design permet de réduire chaleur et bruit, deux critiques récurrentes du tank PS4.

Le premier « jeu » de la PS5 sera d’essayer de caler quelque part ses 40 cm de hauteur (en verticale) ou de longueur (en horizontal). En toute honnêteté, c’est possible, même sans changer de meuble télé, mais elle reste imposante, et invite à passer à la next gen sur tout le reste : plus gros téléviseur, plus gros home cinéma… Plus gros le jeu vidéo.

Une nouvelle manette, une nouvelle dimension

Malgré deux approches esthétiques différentes, PC pour la Xbox et gamer pour la PlayStation pourrait-on dire, les deux machines se ressemblent beaucoup de l’intérieur, avec la même architecture, le même stockage SSD, la même puissance à quelques Tflops près – et de plus pour la Xbox Series X. A l’écran, la PS5 pourra en théorie afficher le même 4K jusqu’à 120 images par seconde mais sans le fameux ray tracing, ou alors il faudra descendre en résolution. Oui, vous allez aussi jouer avec les réglages.

La différence, et la petite révolution, vient en fait de la manette de la PS5, la DualSense, aboutissement de la célèbre DualShock. Il ne s’agit plus de simples (et déjà cool) vibrations, mais d’un ensemble d’innovations (retour haptique, gâchettes adaptives, gyroscopie…) qui accentuent l’interaction et donc l’immersion. Le jeu intégré à la console Astro’s Playroom fait office de démonstration technique, mais l’« effet » DualSense se fait aussi ressentir sur un Spider-Man ou un Call of Duty, et ajoute une dimension au gameplay et aux jeux.

Elles sont pas belles mes exclus

Les jeux, parlons-en. Si les dernières nouveautés cross-gen (Assassins Creed Valhalla, Watch Dogs Legion, Call of Duty : Black Ops Cold War…) sont bien sûr jouables, de même que vos jeux PS4 rétrocompatibles avec une mise à jour et parfois une amélioration, la stratégie de Sony repose sur ses exclusivités, là où Microsoft met en avant son Xbox Games Pass. Il y a bien sûr l’abonnement PlayStation Plus, avec d’ailleurs pour le lancement l’inédit Bugsnax et une sélection de classiques PS4, mais les vraies armes de la PS5 sont le très attendu Spider-Man : Miles Morales, le retour de Sackboy, le remake de Demon’s Souls ou encore Godfall, vrai premier jeu unique à la PS5 (bon, ok, il est aussi sur PC).

Une richesse qui se retrouvera dans les titres, et mastodontes, à venir : Horizon Fobidden West, Ratchet and Clank : Rift Apart, God of War Ragnarök, Final Fantasy XVI, etc. A l’heure de son lancement et face à une Xbox pensée plus comme un écosystème ou un service, la PlayStation 5 semble faire acte de résistance et s’inscrit dans la longue tradition de la console physique, comme un aboutissement… un baroud d’honneur ?

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