Preview de Riders Republic : Steep, mais en mieux ?

Après plusieurs reports, Riders Republic, le jeu de sports extrêmes développé par Ubisoft Annecy, s’est présenté à nous au détour d’une session beta organisée à quelques semaines de sa sortie. L’occasion d’obtenir un avant-goût des différentes activités qui nous attendent dans ce successeur de Steep.

En décembre 2016, Ubisoft s’orientait du côté des sports extrêmes avec Steep, un titre en monde ouvert offrant l’opportunité aux joueurs de dévaler les Alpes à toute vitesse via plusieurs disciplines (ski, snowboard, wingsuit, parapente et plus encore). Cette expérience, qui est parvenue à trouver son public malgré ses quelques imperfections, a ainsi poussé Ubisoft Annecy à retenter l’aventure avec une nouvelle production : Riders Republic. Attendue pour le 28 octobre prochain sur PS4, PS5, Xbox One, Xbox Series X|S, PC et Google Stadia, celle-ci s’est présentée à nous au détour d’une session beta organisée par l’éditeur entre le 23 et le 25 août. De quoi nous permettre de tester la version PC du jeu le temps de quelques heures afin de découvrir en avant-première les différentes activités qu’il peut avoir à nous offrir.

Du fun et de la diversité

Autant vous le dire tout de suite, si vous avez déjà eu l’occasion de jouer à Steep, alors vos premiers pas sur Riders Republic ne vous déstabiliseront pas le moins du monde. Durant la première heure de cette beta, Ubisoft Annecy nous propose de démarrer l’aventure avec une grosse introduction scénarisée et quelque peu dirigiste. Ainsi, après avoir créé un rider à notre image grâce au traditionnel menu de personnalisation désormais commun à de nombreuses productions de l’éditeur, nous avons dû réaliser un certain nombre de courses faisant office de tutoriel et permettant d’appréhender le gameplay du jeu. À mi-chemin entre la recherche d’un certain réalisme et un côté arcade désormais plus affirmé qu’auparavant, la prise en main se veut aussi agréable qu’instantanée, et ce peu importe les disciplines concernées. Mais nous y reviendrons.

Du peu que nous avons pu voir à ce sujet, le fil rouge de ce nouveau titre ne semble guère vouloir s’émanciper de ce qui a déjà été fait par son aîné. Pour la faire courte : vous incarnez un nouveau rider qui cherche à se faire un nom dans le milieu. Pour cela, pas de secret : il faut participer à de nombreux événements pour montrer ses talents et attirer l’attention de nouveaux sponsors. Côté écriture, on reste dans la continuité directe de ce que nous proposent habituellement les productions d’Ubisoft, à savoir faire quelque chose d’assez détente et porté sur l’humour. C’est en tout cas ce qui est ressorti des quelques missions que nous avons pu effectuer dans le cadre du mode Carrière, qui sera constitué de cinq disciplines au lancement du jeu. Dans notre cas, nous avons pu nous faire la main sur les premières missions de deux d’entre elles.

Les premières étaient constituées de courses de vélo, et donc portées sur la vitesse, tandis que les secondes reposaient sur des tricks de ski/snow, et donc sur le scoring. Là encore, on reste en terrain connu. On note toutefois l’apparition du vélo en guise de nouvelle discipline, un apport bienvenu qui permet à lui tout seul d’introduire l’une des nouveautés principales de Riders Republic : ses terrains de jeu. En effet, il ne s’agit plus uniquement de dévaler des monts enneigés : zones forestières et canyons arides sont désormais de la partie pour cette nouvelle map constituée de sept parcs nationaux américains emblématiques. De quoi assurer un bon renouvellement des parcours, qui mêlent fun et challenge, dans des panoramas relativement variés et de toute beauté malgré les nombreux bugs visuels accompagnant cette beta.



La course aux étoiles

Et autant dire que le studio n’entend pas laisser au joueur le temps de s’ennuyer. L’aire de jeu multiplie les activités en tout genre nous permettant de remporter des étoiles, qui servent ensuite à débloquer de nouvelles possibilités de carrière (à raison d’une par discipline : vélo, ski, snowboard, rocketwing et wingsuit), des courses supplémentaires, plus de sponsors mais aussi des équipements inédits. Vous l’aurez compris donc, le maître mot est ici « diversité », et ce à tous les niveaux. Entre les courses de vitesse, les épreuves de scoring ou les épreuves multisports (qui reposent sur un enchaînement de disciplines se faisant en temps réel), chacun devrait parvenir à y trouver son compte. Plus intéressant encore, Riders Republic introduit un système de statistiques et de niveaux pour l’ensemble des équipements, ce qui permet aisément d’adapter son style de jeu en fonction des terrains pratiqués et/ou de ses envies.

En parallèle, il reste possible de partir à la découverte de la map en toute liberté grâce au système d’exploration libre. Cela constitue alors un bon moyen de se faire la main sur les différentes disciplines, sachant que vous pouvez switcher de l’une à l’autre en quelques secondes via une roue de sélection, ou encore de partir à la découverte des objectifs secondaires dissimulés dans l’environnement. Ces derniers, qui permettent eux aussi de remporter quelques étoiles bien utiles, servent notamment à trouver de nouveaux spots (lieux clés) et de nouvelles activités (stunts). D’ailleurs, précisons qu’il est désormais possible de parcourir la map en motoneige, ce qui s’avère être un ajout plutôt sympathique. Mais si cet aspect du jeu ne vous intéresse pas, pas de panique : les points de téléportation rapide sont nombreux et permettent de se rendre à n’importe quelle destination en une poignée de secondes seulement.

À plusieurs, la compét’ est plus folle

Si Riders Republic peut se jouer en solo, il reste comme Steep une expérience axée sur le jeu en ligne. De ce fait, la map se veut extrêmement vivante – ce qui semble parfois être à l’origine de légères chutes de framerate –, avec des joueurs en temps réel ou les fantômes de ceux ayant quitté la partie. Un lieu de rassemblement, le Riders Ridge, a même été conçu afin de permettre à ceux qui le souhaitent de trouver plus facilement des compagnons de jeu. Cela nous permet d’insister sur l’aisance avec laquelle il est possible de constituer un groupe (jusqu’à six joueurs) puisque la pression d’une simple touche suffit. Il en va de même pour retrouver ses amis en cas de séparation. Plus généralement, ce hub permet également d’aller faire un tour du côté de la Tricks Academy (une école permettant d’apprendre à réaliser des figures) et de procéder à quelques achats dans la boutique (tenues, équipements, etc.).

Quelques activités en PvP (Player vs Player) sont aussi de la partie, à l’image du mode Battle Tricks que nous avons pu tester. Simple mais efficace bien que vite redondant, il s’apparente à une sorte de guerre de territoires où deux équipes s’opposent à base de tricks. De notre côté, nous avons largement préféré la « Mass Race », qui permet à un total de 64 joueurs (moitié moins si vous optez pour la version PS4 ou Xbox One du jeu) de s’affronter dans une course multisports de grande envergure. Si une telle épreuve tend parfois à mettre en lumière quelques problèmes de collision entre les joueurs, cela reste surtout un excellent moyen de relever un défi particulièrement fun qui peut rapidement devenir un joyeux bordel. Il ne nous reste maintenant plus qu’à espérer que les serveurs du jeu seront suffisamment stables à sa sortie, ce qui n’était malheureusement pas toujours le cas dans le cadre de cette beta.


Un gameplay efficace… ou presque

Comme nous avons déjà pu le souligner lors des paragraphes précédents, le gameplay de Riders Republic se veut dans l’ensemble extrêmement similaire à celui de Steep. Chacun des cinq sports qu’il est possible de faire bénéficie d’une prise en main rapide et agréable et ne nous oppose pas de quelconque difficulté. On notera toutefois l’apparition de trois mécaniques particulièrement intéressantes. La première permet de passer, à tout moment, d’une vue troisième personne à une vue première personne pour plus de sensations. Le résultat fonctionne plutôt bien et garde en lisibilité. La deuxième permet de se remettre très rapidement d’une chute par la pression d’une touche afin de ne pas perdre trop de temps. Et enfin la troisième n’est autre que le rewind, qui permet de revenir plus ou moins loin en arrière en cas d’erreur sur la course.

Cette dernière tombe d’autant plus à pic que le titre d’Ubisoft Annecy peut parfois se révéler un peu trop pointilleux sur certains aspects. Par exemple, il peut rapidement devenir agaçant de se voir refuser un checkpoint en pleine course uniquement parce qu’on est passé à un ou deux pixels de la zone délimitée, d’autant plus que cela n’est pas toujours pertinent selon la situation. Cependant, notre plus grande réserve à l’issue de cette beta concerne le système de tricks, qui a eu bien du mal à nous convaincre. Assez peu intuitif dans son fonctionnement, notamment en raison de la configuration des touches, il peut parfois être source de frustration du fait qu’il reste assez particulier à appréhender. Heureusement, plusieurs options d’accessibilité restent à disposition, mais elles se font parfois au détriment de l’expérience gagnée.

Verdict : Une expérience prometteuse

Cette première approche de Riders Republic, qui nous aura occupé le temps d’une poignée d’heures, s’est donc révélée positive. Avec cinq sports répartis sur de nombreuses activités, le nouveau titre d’Ubisoft Annecy promet son lot de défis à relever dans un univers à la fois fun et agréable à parcourir. S’il reste extrêmement proche de Steep, au point où les joueurs de ce dernier auront l’impression d’arriver en terrain connu, il a toutefois le mérite d’en avoir corrigé les principaux défauts et de proposer quelques nouveautés franchement bienvenues. Reste maintenant à savoir s’il parviendra à maintenir notre attention sur la durée en renouvelant suffisamment sa proposition, et si le système de tricks restera une ombre au tableau lors de l’expérience finale. Rendez-vous le 28 octobre pour le découvrir.

*Précision importante : Les images présentes dans cette preview sont des captures d’écran issues d’une capture vidéo de notre session. Elles ne reflètent donc pas exactement la qualité graphique du jeu.

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