Procès des attentats du 13 novembre : Salah Abdeslam demande le "dialogue" afin d'éviter de nouveaux attentats

Visiblement, Salah Abdeslam est le champion des provocations inutiles qui font même rire nerveusement les membres de l’audience.

Le 8 septembre s’est ouvert le procès des attentats du 13 novembre à Paris. Dans le box des accusés, Salah Abdeslam, le seul membre des commandos encore en vie. Depuis le début du procès, ce dernier n’a cessé de provoquer la France et les Français en tenant des propos lunaires. « Ça fait six ans que je suis traité comme un chien », « Quand François Hollande a pris la décision d’attaquer l’État Islamique, il savait que sa décision comportait des risques. (…) Il savait qu’en prenant cette décision, des Français allaient trouver la mort »… De multiples interventions qui n’ont fait que remuer le couteau dans la plaie et n’ont apporté aucun élément pour l’avancée de l’audience. Une nouvelle fois, Salah Abdeslam s’est montré plus qu’agaçant.

Nouvelle saillie de S. Abdeslam à la fin de la déposition du policier. « Je voudrais faire un commentaire sur ces vidéos, si on les sort de leur contexte, je suis le 1er a désapprouver. Mais si on les met dans leur contexte je ne peux les condamner » #proces13novembre @CNEWS

Hier, l’audience a commencé avec le témoignage d’un enquêteur qui a effectué les constatations au bar La Belle équipe, où 21 personnes sont décédées. Une vidéo a alors été diffusée où l’on voit les terroristes tirer sur la terrasse dont Brahim Abdeslam, frère aîné de Salah, qui se fera plus tard exploser dans un bar du 11e arrondissement. « Je voudrais faire un commentaire sur les vidéos. (…) Si on les sort de leur contexte, je suis le premier à les désapprouver. Mais si on les met dans leur contexte, je ne peux les condamner« , a expliqué Salah Abdeslam, de marbre. « Il y a des Français, des Allemands des Belges de confession musulmane qui ont immigré en Syrie et en Irak pour vivre leur religion dignement. La France les a assassinés. Si la France compte ses morts, nous on a arrêté de compter« , a-t-il continué. Suite à ces déclarations, il a même appelé au dialogue…

« On peut se faire la guerre, s’entretuer, on peut même se détester, mais la porte du dialogue doit toujours rester ouverte », a osé Salah Abdeslam, à propos des vidéos du carnage à La Belle Équipe, diffusées devant les familles des victimes. https://t.co/HbsC3vNOOH

« La porte du dialogue doit toujours rester ouverte »

« On peut se faire la guerre, s’entretuer, se détester, mais la porte du dialogue doit toujours rester ouverte« , a-t-il lancé, provoquant un éclat de rire nerveux général dans la salle d’audience. « Tirer avec des Kalachnikov sur des civils sur des terrasses de restaurant, ce n’est pas comme ça qu’on dialogue », a alors répondu le président de la cour Jean-Louis Périès. « Le 13-Novembre était inévitable. Mais vous pouvez éviter de nouveaux 13-Novembre, et c’est pour cela que je parle de dialogue« , a souligné l’attaquant. « Ces terroristes, ce sont mes frères », a-t-il rappelé, fier… Ce procès devrait durer 9 mois, une première en France.

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