Quelles solutions pour remplacer une chaudière au fioul ?

  • Le bon réflexe : un diagnostic pour connaître ses besoins en chauffage
  • La chaudière à gaz : la solution la plus simple à mettre en œuvre
  • La pompe à chaleur : l’énergie la plus économe
  • La chaudière à granulés : rare mais efficace

En France, on aime les chaudières à fioul. Trois des seize millions de maisons individuelles que compte l’hexagone en sont équipées. On le sait, c’est un mode de chauffage polluant et jusqu’à deux fois plus cher que les autres, qui coûte 129 à 161 euros du mégawatt-heure (MWh)*. Et il existe toute une salve d’aides : Certificats d’Economies d’Energie, TVA à 5,5%, éco-prêt à taux zéro et coût de pouce MaPrimeRenov’.

Cependant l’annonce gouvernementale est un coup dur pour les ménages : cela suppose d’investir à court ou moyen terme dans un nouveau système de chauffage. Rassurez-vous, plusieurs solutions de substitution existent, qui vous permettront de conserver vos radiateurs. Avec à la clé une consommation d’énergie réduite de 24 à 32% par rapport au fioul. 

Le bon réflexe : un diagnostic pour connaître ses besoins en chauffage

Bien des éléments entrent en ligne de compte pour connaître les besoins en chauffage de votre maison, selon sa surface, ses volumes et particularités, son isolation, le climat de la région… Si l’on souhaite remplacer sa chaudière au fioul, l’un des premiers critères à prendre en compte est le coût de l’investissement versus les économies à en attendre quant à la consommation d’énergie. « Chez Engie home services, nous avons travaillé avec un cabinet spécialisé en évaluation thermique qui nous a aidé à construire un outil d’évaluation, basé sur des champs à renseigner, à partir desquels nos techniciens vous conseillent la solution la plus adéquate, avec les économies à en attendre mais aussi le gain en impact carbone. » 

La chaudière à gaz : la solution la plus simple à mettre en œuvre

Les nouvelles générations de chaudières à gaz vont vous permettre de réaliser 25 à presque 30% d’économie d’énergie par rapport au fioul. Vous passerez en effet d’un coût compris de 129 à 161€/MWh à une dépense de 99 à 115€/MWh*. C’est la solution la plus simple et la moins onéreuse à mettre en place, à condition que votre commune reçoive le gaz de ville. C’est également un système de chauffage bien adapté aux grandes maisons, de plus de 300 m2. Comptez environ 3 500 à 5 000 € la chaudière, auxquels ajouter éventuellement les frais de raccordement du gaz de la rue à votre domicile, qui vont dépendre de la distance à parcourir.

La pompe à chaleur : l’énergie la plus économe

Si vous faites partie des 28 000 communes en France qui ne sont toujours pas raccordées au gaz, alors cette solution vous correspond. L’investissement est plus lourd, de 12 000 à 13 000€, mais c’est avec une pompe à chaleur air/eau que vous réaliserez le plus d’économies : elle consomme 87 à 143€/MWh*, soit jusqu’à 32% de moins que le fioul. C’est aussi pour cet achat que les aides sont les plus importantes : jusqu’à 9 000€ pour les foyers les plus modestes. Cependant, il vous faudra revoir votre abonnement en électricité car une pompe à chaleur en a besoin pour fonctionner, et penser également à l’endroit où installer l’unité extérieure.

La chaudière à granulés : rare mais efficace

Le bois est actuellement l’énergie la plus écologique, celle qui rejette le moins de CO2. Pour continuer à utiliser vos radiateurs, choisissez une chaudière à granulés, également appelée chaudière à pellets, et non un poêle à bois qui vous obligerait à revoir entièrement votre équipement. L’investissement est lourd, environ 15 000€ la chaudière, pour une consommation de 95 à 122 KWh*, soit une économie de 24 à 26% par rapport au fioul. Bien adapté aux grandes surfaces de 300 m2 et plus, ce type de chaudière équipe moins de 10% des ménages français, même si elle permet de se passer de gaz et ne nécessite pas l’installation d’une unité extérieure, contrairement aux deux autres solutions. Seule contrainte : stocker les granulés dans un endroit sec car ils ne peuvent pas être exposés à l’humidité.

À noter : quelle que soit la solutions retenue, il vous faudra « inerter » votre cuve à fioul, c’est-à-dire la rendre totalement inactive, soit en la faisant retirer, soit, si c’est trop compliqué, en versant du sable ou matériau de ce type qui absorbera le fioul restant pour prévenir tout risque d’inflammation ou d’émanation.

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