Quels sont les quatre types d'intimité ?

  • De l’importance de l’intimité
  • L’intimité émotionnelle : embrasser la vulnérabilité
  • L’intimité intellectuelle : partager des valeurs
  • L’intimité spirituelle : respecter les mêmes croyances
  • L’intimité physique : une proximité qui n’a pas besoin d’être sexuelle
  • Comment conjuguer avec plusieurs intimités ?

Si les différents types d’intimité n’ont pas la même renommée, c’est pourtant leur mélange qui serait la clé d’une intimité saine et complète, selon la psychologue américaine, Dr Viviana Cole, également auteure de The 4 intimacy styles.

Si plusieurs spécialistes ont exprimé leur pensée sur le sujet et certains en désignent jusqu’à douze, un consensus semble se dessiner autour de quatre (au-delà, il s’agit plus de sous-catégories aux quatre principales).

Dans un post Instagram, la thérapeute américaine Alyssa Marie énonce ainsi les intimités physique, mentale, émotionnelle et spirituelle. 

https://www.instagram.com/p/CdTZI3PBQ96/


Bien loin de l’intimité qu’on rapporte instinctivement sexe, presque synonymes dans le langage courant, ces multiples facettes de la proximité s’inscrivent dans toutes les relations, qu’elles soient amoureuses, amicales ou familiales.

Mais à quoi correspondent-elles et en comment pèsent-elles dans l’équilibre de nos connexions à l’autre ? Catherine Demangeot, psychologue et thérapeute de couple, nous donne quelques clés. 

De l’importance de l’intimité

Comme l’experte aime à le rappeler, il s’agit de faire la distinction entre l’intimité personnelle et l’intimité partagée, selon la pensée du psychologue Jacques Salomon. 

“Il y a la personnelle et celle que l’on partage. L’intime qui m’est réservé n’a pas forcément à être partagé à l’autre, il faut être dans la volonté de le faire. Et c’est comme la relation, ça se développe avec le temps, si l’on en a envie. On n’est jamais obligé de tout dire de soi”, éclaire-t-elle. 

Mais si une part de secret peut se conserver, il n’empêche que l’intimité est l’un des ciments des relations humaines. 

S’il n’y a pas d’intimité dans la relation, quelle qu’elle soit, elle restera superficielle, au stade de la rencontre. L’ouverture à l’intimité, c’est le passage de la rencontre à la relation”, assure Catherine Demangeot.

Et pour construire une intimité globale, il s’agit d’adresser ses quatre piliers que sont les intimités émotionnelle, intellectuelle, spirituelle et physique.

L’intimité émotionnelle : embrasser la vulnérabilité

“L’intimité émotionnelle c’est par exemple ressentir quelque chose de fort devant un tableau et le partager à l’autre. En faisant ça, on se dévoile, on devient vulnérable”, décrypte la spécialiste des relations amoureuses. 

En effet, cette intimité psychique invite au partage des émotions et des pensées. C’est l’une des plus importantes car elle invite à la création d’un safe space dans l’histoire d’amour ou d’amitié

Un endroit où la bienveillance sera le maître-mot et où les peurs, les rêves et les déceptions pourront être adressées, soit pour décharger l’un des membres, soit pour faire avancer la relation. Elle est encouragée par la communication et la curiosité des partenaires ainsi que par leur capacité à faire attention à l’autre et à ses attitudes. 

“Nous nous confions à des personnes en qui nous avons confiance. Cela ne signifie pas qu’ils nous disent toujours ce que nous voulons entendre, mais nous pensons qu’ils ne répéteront rien de ce que nous partageons. Nous ne nous attendons pas non plus à ce qu’ils nous embarrassent ou nous rabaissent”, explique la psychologue et sexologue américaine Dr Kristie Overstreet, pour mindbodygreen.com.

L’intimité intellectuelle : partager des valeurs

Similaire à la précédente, cette intimité se base plus précisément sur les valeurs. Si elles n’ont pas besoin d’être les mêmes en chaque point, les divergences qu’elles créent doivent ouvrir à la discussion et à l’enrichissement. 

“Ici, on ne se soucie pas des conflits, chaque personne dans la relation a la liberté de penser par elle-même et croit que ses opinions sont valorisées, au lieu de se sentir obligée d’accepter celles de l’autre. Cette atmosphère encourage les conversations stimulantes. Vous vous sentez plus proche de la personne qui prend soin de vous indépendamment des différences et respecte votre vision du monde”, poursuit Dr Overstreet.

Pour la thérapeute Alyssa Marie il s’agit simplement de faire de la relation un lieu de “conversations avec du sens et des intérêts et des valeurs partagés”. Si le débat s’ouvre, il ne s’agit pas, là, d’avoir raison, mais il est question d’acceptation, de compréhension et de croissance commune. Encore une fois, l’ouverture à l’autre est primordiale. 

L’intimité spirituelle : respecter les mêmes croyances

Bien qu’on pourrait s’y méprendre de par sa dénomination, cette intimité ne répond pas que des croyances religieuses. 

Sur Instagram, Alyssa Marie évoque un “respect des croyances de l’autre qui tend vers un objectif commun et le développement de la paix intérieure de l’autre”.

“La pratique religieuse n’est pas fondamentale à l’intimité spirituelle, même si elle peut servir cet objectif. C’est une proximité qui se forme lorsque vous partagez des moments poignants avec votre partenaire. Bien que prier en couple puisse être considéré comme un tel moment, il existe de nombreux autres exemples d’intimité spirituelle, comme regarder un coucher de soleil et s’émerveiller devant la beauté de la nature…”, propose, de son côté, Dr Kristie Overstreet, toujours auprès de mindbodygreen.com.

Pour développer cette intimité profonde, il s’agit de passer du temps à comprendre son partenaire et les croyances qui l’animent. Pour ce faire, un des biais recommandé par les spécialistes est la méditation à deux.

L’intimité physique : une proximité qui n’a pas besoin d’être sexuelle

L’intimité physique reste la plus connue, mais pas la plus simple à construire, car elle n’est pas que sexuelle. Certes, elle concerne le toucher et la proximité des corps, mais elle s’inscrit dans toutes les natures de relation et se traduit donc de différentes façons.

« Chez les couples, cela peut inclure se tenir la main, se câliner, s’embrasser et faire l’amour. Mais la relation n’a pas besoin d’être sexuelle ou romantique pour avoir une intimité physique. Une étreinte chaleureuse est un exemple d’intimité physique avec un ami », ajoute Dr Overstreet.

L’intimité physique c’est laisser les corps se rapprocher. On dit qu’elle s’installe quand la distance entre deux personnes est plus courte que la longueur d’un bras et demi. Si ce n’est pas de l’intimité, alors cette proximité est interprétée comme un danger », complète Catherine Demangeot.

Comment conjuguer avec plusieurs intimités ?

Si chaque relation est différente et qu’il ne s’agit pas de systématiquement jouer au funambule pour tenter de répartir ces intimités en parts égales, il convient de trouver un équilibre, propre à chaque personne.

D’autant plus qu’en amour, l’avènement des réseaux sociaux a redistribué les cartes. “Aujourd’hui, on montre beaucoup, surtout de son physique. Mais quand on est dans le désir de trop montrer (parfois pour pallier le manque de dévoilement émotionnel), on perd celui de l’autre”, rappelle Catherine Demangoet.

Pourtant, la spécialiste est formelle : quand on est dans une volonté de relation durable, nul ne sert de tout mettre sur la table dès les prémices de la relation. Comme l’amour, l’intimité est une construction et une découverte de tous les jours. 

D’ailleurs, c’est souvent un processus qui fait peur. “C’est courant de voir une personne qui a peur de parler d’elle, de trop en dire, par souci que ses failles soient utilisées contre elle. Car plus on est visible, plus on est vulnérable, comme on est au plus proche de l’âme dans l’intimité. Mais parfois, il vaut mieux prendre le risque de se retrouver le bec dans l’eau pour ne pas avoir de regret. Tout est une question de dosage”, sourit-elle.

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