Réouverture des lieux sportifs : « Ce matin, j’étais devant la salle à 7h30 »

Ce mercredi, l’heure est au déconfinement pour les lieux sportifs accueillant du public, comme les salles de sport ou les piscines. Les activités en plein air avec jauge vont pouvoir reprendre également. Pour ELLE, des accros de sport ont partagé leur joie de retrouver leurs habitudes.

Mathieu, 31 ans, Lyon, chargé d’admissions dans une école : « J’ai déjà réservé mes séances à la salle pour les quinze prochains jours » 

Je fais trois ou quatre séances de CrossFit par semaine depuis deux ans. Quand ça a fermé, je me suis mis à m’entraîner chez moi tout seul. Je continuais à payer mon abonnement, ma salle m’envoyait des séances tous les jours. Là, j’ai déjà réservé mes séances à la salle pour les quinze prochains jours, j’y retourne dès ce soir ! Je suis impatient de retrouver l’ambiance du cours collectif, être en groupe, c’est ça qui me manque le plus. 

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Solenne, 23 ans, Clermont-Ferrand, journaliste : « C’est super agréable de se glisser dans l’eau quand on sort de sa journée de travail » 

Depuis la fermeture des salles, c’était un peu difficile de se motiver. Quand je vais à la salle, j’y vais avec une copine, on se motive mutuellement, on discute, on se raconte nos vies dans les vestiaires. Là, ça fait plusieurs jours qu’on s’écrit pour savoir quand y retourner. Je fais aussi de l’aquabike parce que j’ai mal au genou, et du coup, là, avec la fermeture, j’ai très mal, ça m’a beaucoup manqué. C’est super agréable, quand tu sors de ta journée de travail, que tu mets ton maillot et que tu te glisses dans l’eau, ça te relaxe instantanément. 

Mekka, 27 ans, Nice, éducatrice de jeunes enfants : « Aller à la salle faisait vraiment partie de mon quotidien » 

Avec mon copain, on est des mordus de sport. Ça fait plus de six ans que je vais à la salle, j’avais l’habitude d’y aller quatre fois dans la semaine, donc ça faisait vraiment partie de mon quotidien. Avec les confinements, ça a été plus difficile. On est en appartement, on a des voisins… En plus j’ai une scoliose, à la fermeture des salles, mes douleurs au dos sont revenues. Depuis que les salles ont fermé, je n’ai jamais eu autant de problèmes de santé. Moralement, ça a été très compliqué. C’est pour ça qu’avec mon copain on s’est organisés pour aller à la salle dès ce soir, on a réservé notre créneau pour 21 heures depuis vendredi dernier ! On va renouer avec notre sanctuaire.  

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Sylvie, 61 ans, région toulousaine, professeure de yoga : « Ça me faisait mal au cœur de voir que ma salle ne servait à rien » 

Après la fermeture de ma salle, j’ai continué à donner des cours en visio, j’ai quand même gardé le lien avec mes élèves. Quand j’ai su qu’on pouvait rouvrir, j’ai contacté tous ceux qui s’étaient inscrits à la rentrée. J’ai fait mon premier cours en présentiel ce matin, c’était très joyeux, tout le monde était content de se revoir. Ça s’est bien passé, même si j’appréhendais un petit peu, il y avait un effet « rentrée des classes » ! D’habitude pendant les cours de yoga, on essaie de rester concentré, d’être assez sérieux, mais bon là il y avait quand même plus d’échange, ça rigolait, moi aussi je plaisantais… Les cours en présentiel, ça permet de marcher dans la salle, de donner des conseils plus fins que ceux que je donne à travers une caméra, en contre-jour. Ma salle m’avait manqué, ça me faisait mal au cœur de voir qu’elle ne servait à rien quand j’allais chercher le courrier. 

Leila, 57 ans, Pontoise, sans emploi : « Ça me manque de bouger, de m’éclater avec mes copines » 

Je fais de la zumba depuis sept ans. Ce sport, très cardio, est vraiment ludique donc je ne me rends même pas compte que je fournis un effort ! Quand j’y vais, j’oublie tout : mes problèmes, le stress de la vie… La dernière fois que j’ai pratiqué, c’était au déconfinement de l’année dernière, il y a presque un an. Ça me manque de bouger, de m’éclater avec mes copines. C’était mon moment de détente. J’ai compensé avec de la marche rapide, l’une des seuls activités possible ces derniers temps, mais c’était loin d’être aussi physique et aussi fun. Heureusement, je retourne à la zumba vendredi : j’ai tellement hâte !  

Camille, 24 ans, Paris, chargée de communication : « J’ai hâte de refaire des longueurs, de sentir mon corps qui bouge, et d’être mieux dans ma tête ! » 

Même si je ne suis pas une grande sportive, la piscine m’a manqué pendant les périodes de confinement. C’est une activité que je pratique depuis des années, une à deux fois par semaine quand j’ai le temps : soit pour bien commencer la semaine, soit pour évacuer le stress après plusieurs jours de boulot. Ça me permet aussi de passer un moment seule, de me recentrer sur moi-même et de méditer. J’ai beaucoup regretté ces moments cette année. J’ai hâte de refaire des longueurs, de sentir mon corps qui bouge, et d’être mieux dans ma tête !  

Florence, 52 ans, Sèvres, psychologue clinicienne : « J’ai des douleurs lombaires que je n’avais plus depuis dix ans, heureusement que ça rouvre ! » 

Je vais nager depuis une dizaine d’années à la piscine toutes les semaines. Ça m’a énormément manqué sur le plan physique, j’ai perdu une partie de ma musculature du dos, des bras et des abdos. J’ai de nouveau des douleurs lombaires que je n’avais plus depuis dix ans, plus la cellulite qui s’est installée. Heureusement que ça rouvre ! J’aime la sensation d’être dans l’eau, j’ai toujours aimé nager.  

Hélène, 34 ans, Paris, journaliste : « Je vais remettre les pieds dans un univers déconnecté de ma bulle habituelle » 

« Je retourne à la gym ce soir et je suis excitée comme une enfant. Je fais de la gym sportive en loisir depuis des années, deux fois par semaine pendant deux heures. J’ai eu quelques cours en septembre dernier, mais ensuite ça a fermé. Ce qui me plaît le plus dans ce sport et qui m’a manqué pendant la pandémie, c’est le moment social qu’il engendre. Ce soir, je vais discuter avec des personnes qui ne sont ni de mon milieu social, ni de mon âge, ni de mon milieu professionnel. Je vais remettre les pieds dans un univers déconnecté de ma bulle habituelle et c’est très important pour moi car je travaille toujours depuis ma maison. J’ai hâte aussi de retrouver la sensation d’avoir une barre entre les mains et la peur quand je suis sur la poutre. Je suis impatiente de voir si j’arrive encore à faire à salto avant, qui est mon mouvement signature. » 

Louise, 25 ans, Marseille, free-lance dans le sport : « Le sport, c’est ma drogue » 

« Je fais du sport depuis toute petite et je fais surtout de la musculation depuis six ans. C’est ma drogue ! Ce matin, j’étais devant la salle de sport à 7h30, j’étais l’une des premières. Je suis tellement contente de reprendre. Avant, je faisais cinq ou six séances par semaine, donc comprenez que ça me manque énormément. J’ai essayé de m’entrainer à la maison, j’ai acheté quelques équipements, mais ce n’est pas pareil. Je n’ai pas réussi à tenir. J’ai fait quelques randonnées avec mon chien pendant le confinement, pour compenser. Mais je préfère aller à la salle de sport parce que ça me motive, c’est un endroit bien distinct du reste, j’y vais juste pour faire mon sport et je me concentre dessus. J’aime voir les résultats sur mon corps, et j’aime penser à autre chose pendant une heure. »  

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